Rétrospective de l’année 2006

Vous connaissez le concept. Cette année aura été bien remplie.

009-1 (13 épisodes – 2006)
Histoire : Mylène Hoffman, alias 009-1, fait parti des espions du Bloc de L’Ouest. Après seulement 3 ans passés en temps qu’agent, ses états de service parlent pour elle : ses missions sont toujours remplies avec brio.
Critique : Cet anime est adapté d’un manga des années 60 ; cela ressent dans le graphisme très « tezukéen », en particulier au niveau du character design. L’histoire se passe dans un monde où la Guerre Froide a continué pendant de nombreuses années, suffisamment pour que la technologie évolue, que l’homme colonise la Lune, et qu’une nouvelle espèce d’êtres humains émerge. Donc, nous avons une ambiance à la James Bond – les vrais, ceux avec Sean Connery – avec des espionnes de charme, et une technologie futuriste, le tout dans un style « sixties ».
Prenant à souhait, cet anime dégage une ambiance toute particulière. Le mélange d’influences donne un résultat hors-norme, tenant à la fois de l’action, de l’espionnage, et de la science-fiction ; sans oublier quelques passages dramatiques. Les personnages sont charismatiques, c’est visuellement très agréable à l’oeil, notamment dans l’usage des différents colories.
Bref, voilà un anime de qualité de 13 épisodes qui devrait plaire à pas mal de monde.

A Spirit of the Sun (2 OAV – 2006)
Histoire : En 2002, le Japon doit faire face à la plus grave crise de son histoire. Tremblements de terre et tsunamis se succèdent ; les mouvements tectoniques finissent même par provoquer le réveil du Mont Fuji.
Le pays se retrouve vite à l’agonie, défiguré par une faille immense qui coupe l’île principale en deux.
Les survivants vont devoir affronter de terribles épreuves pour relever leur nation.
Critique : Cet anime commence comme une série catastrophe – et c’est ce que j’en attendais ayant lu le synopsis – mais évolue en un exercice de politique fiction original et bien pensé ; au final, A Spirit of the Sun s’avoue agréable à visionner et intéressant.
Je lui reprocherais toutefois son côté « catastrophe » trop vite expédié, et surtout son ultra-nationalisme.

Air Gear (25 épisodes – 2006)
Histoire : Les progrès de la technique ont permis la création d’un moteur miniature qui, placé dans des rollers, donne naissance aux Air Treks, avec lesquels des garçons et des filles défient les lois de la gravité et de la vitesse.
Après avoir été humilié par une bande de voyous utilisant ces fameux Air Treks, Ikki décide de s’y mettre à son tour pour se venger. Il va d’ailleurs découvrir que les filles avec qui il vit sont elles-même des championnes de la discipline.
Critique : Au début, j’ai beaucoup aimé cet anime ; malgré une animation pas terrible, un ecchi abusif (mais je savais à quoi m’attendre avec Oh! Great), et un schéma vu et revu, j’appréciais son ambiance underground et sa musique entrainante, et comme tout bon shonen de base, cet anime s’avère vite passionnant.
Seulement, sur la fin, je souhaitais que cet anime se finisse vite tant j’en avais marre. Comment en suis-je arrivé là ? C’est simple.
Le concept de la série étant ce qu’il est, les premières dingueries techniques – genre rider un mur à 90° – ne m’ont pas trop choquées. Mais ce n’est pas une raison non plus pour nous sortir des coups spéciaux qui fendent le vent, balancent des boules de feu, ou controlent les éclairs ; je me serais cru dans Ring ni Kakero, autre série tout aussi crédible vu l’univers réaliste dans lequel elle est censée se dérouler. Ce manque de crédibilité touche aussi les personnages, genre le gamin schyzophrène et son grand-frère policier armé d’un fouet…
En plus, le concept évolue mal. Si, au début, on nous explique qu’il y a plein de façons d’utiliser les Air Treks, les duels finissent par être tous des bastons, où les poings auraient d’ailleurs plus d’importance que les rollers, et où il arrive que les gens meurent. Eh, les gars, c’est qu’un jeu, okay ? Faut pas se prendre la tête comme ça !
Et que dire de personnages féminins qui semblent n’être nés que pour agicher le spectateur ? J’avais beau être prévenu, c’est parfois franchement exagéré.
Air Gear est une série qui commence bien, mais qui s’avère au final inutilement violente et perverse, avec un manque de crédibilité total, et beaucoup d’abus dans son scénario. Dommage, car il y a aussi des moments vraiment prenants.

Black Lagoon (12 épisodes – 2006)
Histoire : Alors qu’il transportait des documents importants pour le compte de sa société, Okajima Rokuro est kidnappé par les pirates du torpilleur « Black Lagoon », afin de revendre les documents et d’obtenir une rançon de l’infortuné japonais. Lâché par ses employeurs, il se lie d’amitié avec l’équipage du torpilleur, et se joint à eux. Rebaptisé Rock, il va découvrir leur monde.
Critique : J’aime beaucoup l’ambiance de cet anime ; les mers du Sud, les cartels, les pirates, les mafias, et les mercenaires, ça me branche bien. La réalisation est dynamique, et les histoires originales ; c’est violent, sombre, sanglant, ça flingue dans tous les sens. Par contre, il y a un certain manque de crédibilité chez quelques personnages, genre une caricature de « maid » armée comme Rambo ; j’adhère pas trop à ce genre de folies créatrices de l’auteur, ça n’apporte rien.
Black Lagoon est une série prenante, j’ai passé un bon moment.

Black Lagoon – The Second Barrage (12 épisodes – 2006)
Histoire : Voilà un an que Rock, en apparence simple bureaucrate japonais, est devenu membre de la Lagoon Compagny, une bande de pirate ; et il commence à s’y habituer. Mais peut-on vraiment s’habituer au monde de Roanapur, avec ses gangs, ses meurtres, et ses trafics ?
Critique : On prend les mêmes, et on recommence. Enfin à peu près, car il y a tout de même des différences.
Ne serait-ce qu’au niveau des graphismes et de l’animation, ça a déjà pas mal bougé, car là où la première saison était juste bonne, la seconde est carrément magnifique.
L’histoire aussi a évolué. Elle ne se focalise plus uniquement sur la Lagoon Compagny (dont on voit rarement tous les membres ensemble, d’ailleurs), mais plus sur les différents cartels ; Rock et Rebby en deviendraient presque de « simples » spectateurs.
Et dans le fond, c’est pire. Plus violent – barbare, même – plus macabre, plus sombre, et encore plus immoral ; Black Lagoon n’est décidément pas à mettre entre toutes les mains. Par contre, à part dans la dernière histoire, on retrouve des adversaires toujours aussi dingues et hauts en couleur, et toujours aussi peu crédibles, à l’image d’une muette psychopathe habillée en gothic lolita et qui se bat uniquement à la tronçonneuse.
Ceux qui ont aimé la première saison devraient apprécier celle-ci. Ca a été mon cas, même si j’ai trouvé que la Lagoon Compagny n’était pas assez présente.

Le Chevalier d’Eon (24 épisodes – 2006)
Histoire : Un cercueil est retrouvé dans une barque, flottant sur la Seine. Et dans ce cercueil, Lia de Beaumont, agent du Roi. Son jeune frère, Charles Geneviève d’Eon de Beaumont, décide d’intégrer la police secrète pour résoudre le meurtre de sa soeur. Celui-ci serait du à un immense complot qu’elle aurait découvert.
Critique : Quand j’ai appris qu’un anime sur le Chevalier d’Eon allait être produit, j’étais aux anges.
Le Chevalier d’Eon, personnage ambiguë de l’Histoire de France, espion de Louis XV puis de Louis XVI, assumant tantôt des rôles d’homme et de femme. Et puis, le nom du studio responsable de ce projet était lui-même porteur de grands espoirs : Production IG. Je me suis mis à rêver d’un « Versailles no Bara » géopolitique dans l’Europe du XVIIIème siècle, avec la qualité technique de Ghost in the Shell Stand Alone Complex ; et j’espérais qu’il serait le plus proche possible de la réalité historique, que ce soit au niveau de l’histoire elle-même que des décors.
J’ai vite déchanté.
Techniquement, ça va ; il y a bien quelques défauts, mais rien de grave. C’est au niveau de la réalité historique que cela fait très mal, mais j’y reviendrai. Est-ce pour autant négatif ? Pas si sûr. Mais commençons par le commencement.
Le Chevalier d’Eon est une œuvre récente, issue d’un studio réputée pour sa qualité technique. Et en effet, cet anime en met plein les yeux. L’histoire se déroule dans toute l’Europe, et l’équipe a fait de son mieux pour rendre l’ambiance d’époque, et surtout les lieux d’époque : Versailles, Saint Petersbourg, Londres,… C’est magnifique, et très détaillé. Mais c’est aussi là que réside le gros problème graphique de cet anime : certains décors font trop artificiels, avec des couleurs très particulières ; dans l’ensemble, les effets 3D utilisés ne sont pas toujours bien maîtrisés. C’est d’autant plus dommageable que les personnages qui se déplacent sur ses décors sont, eux, dans un style « classique », ce qui crée un fort contraste entre les deux. Fort heureusement, ce ne sont pas tous les décors qui souffrent de ces défauts, et cela s’arrange d’ailleurs au fil des épisodes ; le problème, c’est que c’est surtout Versailles qui fait les frais de ce défaut, en particulier la Galerie des Glaces. L’animation est, de son côté, excellente, sauf concernant le défilement des décors susnommés.
Le scénario m’a franchement surpris ; désemparé, même. Déjà, il est dès le début question d’alchimie et de mysticisme, alors que je m’attendais à une œuvre réaliste ; le personnage principal en est d’ailleurs l’expression parfaite, puisque sa particularité historique est ici expliquée par une histoire de possession. La plupart des personnages ont existé, mais certainement pas dans les versions ici présentes ; je ne vous dirais pas lesquels – je vous laisse la surprise – mais sachez qu’il y a de quoi pousser à la dépression n’importe quel professeur d’histoire, ou même amateur de l’Histoire de France. Mais une fois la surprise passée, j’ai réussi à m’adapter à cette nouvelle situation, et à oublier les faits historiques pour me focaliser sur le scénario. Il est question de religion, de complot, de géopolitique, de revanche, d’amitié, de duels, de trahison, bref un large éventail de thèmes que j’apprécie. L’histoire est complexe, mais la plupart des questions posées tout du long trouvent des réponses ; et quelles réponses ! J’ai vraiment apprécié les trouvailles de cet anime. Il y a de l’action, des morts violentes, et un côté occulte qui ne gâche rien, pour arriver à un final surprenant mais intense.
Une bonne musique – si nous excluons les génériques – vient parachever un des meilleurs animes que j’ai pu voir cet année. C’est prenant, furieusement original, mais à tenter en connaissance de cause : l’Histoire est loin d’être respectée.

Code Geass – Lelouch of the Rebellion (25 épisodes – 2006)
Histoire : La Zone 11. Tel est le nom du Japon depuis que l’Empire de Britannia l’a attaqué et asservi en 2010.
Une résistance s’est rapidement mise en place, et nombreux sont ceux qui voudraient voir l’Empire partir, et le Japon retrouver son nom. Parmi eux Lelouch, officiellement simple lycéen britannien, en réalité prince de Britannia déclaré mort suite à l’invasion. Il voue une haine profonde envers la famille empériale, qu’il accuse d’avoir assassiné sa mère.
En rencontrant la mystérieuse CC, il obtient le Geas, un pouvoir lui permettant d’assujetir la volonté des gens. Grâce à lui, il compte bien mener ses plans à exécution.
Critique : J’avais beaucoup entendu parler de cette série avant de m’y lancer. Les animes de Sunrise sont généralement des succès commerciaux, mais cela ne veut pas forcément dire qu’ils sont de qualité, ou du moins qu’ils plaisent à tout le monde.
Code Geass commence très bien : la base scénaristique est intéressante, ainsi que le héros (la mode du mauvais héros doit venir de Death Note), et puis techniquement, c’est au point. Le scénario s’avère prenant, ce qui est tout à fait habituel pour ce genre de série ; et le petit truc en plus : les personnages ne sont pas immortels.
Bref, tout va bien (à part le sponsoring trop prononcé d’une marque de pizzas).
Mais ça ne dure pas.
Très vite, j’ai trouvé à Code Geass plusieurs aspects ridicules. Déjà, il tombe dans les mêmes défauts que Mai Hime, et surtout Gunparade March : des phases surréalistes de miévrerie faisant tâches à côté de l’aspect grave de l’anime ; la sempiternelle « fête de l’école », c’est bon pour un Host Club ou un Negima, pas pour une série qui veut parler de politique et de luttes armées…
Et s’il n’y avait que ça ! Le pire reste le retournement de situation de l’épisode 22 : c’était tellement mal amené (ou du moins stupide dans le déroulement) que je n’en suis toujours pas revenu… Fort heureusement, la bataille finale est suffisamment impressionnante pour faire oublier certains défauts.
Code Geass se laisse parfaitement voir sans vraiment de déplaisir, mais alors qu’il avait les capacités pour devenir une référence, une grande réussite, quelques fautes déplorables l’ont fortement décrédité à mes yeux.

Les Contes de Terremer (1 film – 2006)
Histoire : Le monde de Terremer est en train de sombrer dans le chaos. Le prince Arren assassine son père, le roi, avant de lui dérober son épée et de s’enfuir.
Dans son échappée sans but, Arren rencontre l’Epervier, un puissant magicien cherchant à découvrir l’origine des événements funestes qui s’abattent sur Terremer ; il décide de l’accompagner.
Critique : Je dois vous avouer que j’avais une certaine appréhension avant d’aller voir ce film ; j’avais déjà pu constater que le talent n’est pas toujours héréditaire, et j’avais peur que Goro Miyazaki n’ait pu réaliser ce long-métrage que par son nom, et nullement par ses qualités. D’un autre côté, j’espèrais que Hayao Miyazaki n’était pas inconséquent au point de confier son studio – et la réputation qui va avec – à son fils s’il le savait incapable. Au final, je dirais que j’avais bien fait de me préparer au pire, même si celui-ci vient moins du réalisateur (enfin pas trop) que du scénario. Mais commençons par le commencement.
Studio Ghibli oblige, ce film est techniquement très au point ; les décors sont de toute beauté, et l’animation excellente même s’il y a une ou deux petites erreurs dans l’intégration de la 3D. La musique n’est pas signée Jo Hisaishi, mais Tamiya Terashima nous offre une magnifique OST. Même si la réalisation n’est pas mauvaise, elle reste très banale, et est même parfois saccadée, ce que je veux bien mettre sur le compte du scénario ; de même, c’est le premier film de Goro Miyazaki, donc cela reste pardonnable. Par contre, le seul moment où il tente de faire d’originalité, j’ai trouvé cela plus ridicule qu’autre chose.
Je peux passer au gros point faible de ce film : le scénario ; c’est assez handicapant. Les Contes de Terremer est à la base le 5ème livre d’un cycle qui en comprend 6 ; il est donc inclu dans un univers vaste que l’adaptation n’arrive pas à reproduire et à expliquer. Nous n’avons pour ainsi dire presque aucune information sur le monde de Terremer en lui-même, ce qui n’aide pas à entrer dans l’histoire. Les personnages sont en proie à une crise grave – sous la forme d’épidémies et de la disparition progressive de la magie – et alors que l’on pense une bonne partie du film que son but est de nous en montrer la résolution, ce n’est au final pas le cas ; le scénario finit par se focaliser sur une sorte de quête annexe que nos héros doivent surmonter, et rien n’évolue concernant l’histoire de fond. Autre problème, ce film veut tout de même traiter des points beaucoup trop nombreux par rapport à sa durée, d’où des phases trop rapides et saccadées. Tout cela sans parler du gamin tête-à-claque dont les actions n’ont aucune logique, de la philosophie à deux sous, et du passage écologique d’une minute ; le paternel de Goro devait lui avoir imposer de faire de l’écologie, puisque c’est une de ses marques de fabrique, mais le fiston a éludé la question rapidement et trop ouvertement.
Je ne pensais pas dire cela un jour, mais ce film du studio Ghibli est raté. La faute n’est pas à mettre que sur le dos du réalisateur, car c’est surtout l’adaptation du roman d’origine qui est catastrophique. Par contre, je le lirais bien, ainsi que les autres du même cycle, car son histoire doit être intéressante si prise dans son ensemble. Me donner envie de lire le Cycle de Terremer est peut-être le seul point positif que j’ai trouvé en sortant du cinéma.

Fate / stay night (24 épisodes – 2006)
Histoire : Unique survivant d’un désastre qui a eu lieu dix ans auparavant, Shiro a depuis été adopté par un magicien : Emiya Kiritsugu ; mais ce-dernier est mort voilà cinq ans, et depuis il vit seul, aidé au quotidien par sa tutrice et sa meilleure amie.
Un soir, il découvre deux hommes en train de livrer un terrible combat ; alors qu’un de ceux-ci décide de le tuer, il est sauvé in extremis par Saber, une guerrière qu’il vient de faire apparaître bien malgré lui, grâce à ses faibles pouvoirs magiques. Celle-ci met en fuite son adversaire, et lui dit être son Gardien, ici pour protèger son Master, la personne l’ayant invoquée.
Le voilà jeté dans la Bataille du Saint-Graal, où sept couples Master/Gardien s’affrontent, et où le dernier Gardien peut mettre la main sur le Graal.
Apprenant que c’est cet objet légendaire qui a provoqué la catastrophe d’il y a dix ans, Shiro décide de se jeter dans la Bataille pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus.
Critique : C’est beau, c’est prenant, les combats sont réussis, et les héros charismatiques ; avec un scénario mieux élaboré, il ne fait aucun doute que Fate/Stay Night aurait pu atteindre le panthéon des meilleurs animes. Ce ne sera hélas pas le cas, tant celui-ci souffre de défauts. Cette série s’avoue agréable à regarder et passionnante, mais je ne peux m’empêcher d’être déçu, car autant j’ai trouvé le début (environ les 10 premiers épisodes) exceptionnel, autant je me dis que le résultat final aurait pu être très largement meilleur.

Higurashi no Naku Koro Ni (26 épisodes – 2006)
Histoire : Juin 1983, ce mois ou un evenement sanglant va se repeter encore et encore dans le village de Hanamizawa.
Maebara Keiichi vient tout juste d’y emmenager, tout se passe parfaitement avec ses nouvelles amies, jusqu’a se qu’il commence a découvrir les secrets de ce village, et surtout que ses amies ne sont pas aussi innocentes qu’elles le paraissent.
Critique : En guise d’introduction, je ferais un reproche à cet anime. Je l’ai commencé sans trop savoir de quoi il s’agissait. Et après 3 épisodes, j’étais prêt à arrêter. Il a fallu que je lise des articles dessus, et donc que j’en apprenne le « concept » pour lui redonner une chance. C’est quand même dommage : le début d’un anime est censé être là pour attirer le spectateur, le pousser à continuer, mais finalement, la première histoire est de loin celle que j’aurais le moins aimé dans Higurashi no Naku Koro Ni.
Sinon, que dire ? C’est glauque, c’est dérangé, c’est malsain, et malgré tout, cela devient captivant. Mais c’est vraiment très spécial, et je n’ai que moyennement accroché ; surtout au côté absolument caricatural des personnalités des personnages féminins.
Je regarderai peut-être la seconde saison, pour avoir les réponses manquantes ; car ce qui est énervant, c’est d’arriver à la fin obligé de prendre pour argent comptant tout ce qui nous a été dit, sans que nous puissions savoir vraiment ce qui s’est passé.

Hokuto no Ken – L’Ere de Raoh (1 film – 2006)
Histoire : Depuis 1800 ans, les techniques secrètes du Hokuto Shinken se transmettent à un seul héritier par génération. Mais le précédent maître n’ayant pas eu d’enfants, il adopte 3 jeunes garçons qu’il initie à son art.
Dèsormais, ce sont 3 disciples du Hokuto Shinken qui parcourent ce monde dévasté qu’est devenu la Terre. Mais le destin leur fera prendre des chemins différents.
Critique : Je suis allé au cinéma sans rien connaître (ou presque) d’Hokuto no Ken, n’en ayant pas lu le manga, ni vu l’adaptation télévisée. Et je le dis d’emblée : cela ne gêne en rien la compréhension de l’univers, des personnages, et de l’histoire.
La première chose qui surprend en voyant ce film, c’est le casting : Shingo Araki et Tsukasa Hojo au chara design, Kajuira Yuki à la musique… Je ne connaissais pas les comédiens de doublage français, mais ils font du beau boulot ; arriver à dire aussi facilement et rapidement les noms des techniques, c’est impressionnant. D’un point de vue purement visuel, ce film est réussi, à un détail près : les rares intrusions de techniques 3D sont ratées. La musique est excellente, et correspond bien aux diverses situations.
Seulement, ce n’est pas ce qui sauve ce long-métrage au final. Je ne connais pas l’oeuvre d’origine, mais j’ai trouvé à celle-ci un gros défaut : c’est ridicule. Attention, je ne parle pas des super attaques de la mort qui tue et des cerveaux qui explosent ; non seulement je m’y attendais, mais j’en voulais ! Le problème se situe ailleurs, et possède deux incarnations. La première, c’est la stylisation : le coup de la lumière qui tombe juste sur le personnage qui vient de mourir, ou autres détails du même genre, je trouve cela plus pitoyable qu’autre chose. Mais cela n’est qu’un insignifiant détail par rapport à l’autre source de ridicule. En fait, cette source de ridicule elle-même est le fait de deux personnages. Le premier, c’est le gros boss de fin de base, le genre de mec à peine mégalo qui se fait construire un monument à sa gloire par des gamins et uniquement des gamins ; il énerve bien tout le monde, tyrannise des peuples et autres banalités d’usage, et à la fin, il nous sort : « si j’ai fait tout ça, c’est pour me protéger de l’amour. » Ouah ! Vous avouerez que c’est plutôt énorme comme réplique. Et encore, lui, ce n’est que sur une phrase qu’il perd toute crédibilité. Un des autres personnages, lui, c’est pendant tout de le film : Shû, maître d’arts martiaux protégé par l’Etoile du SM ; normalement, c’est l’Etoile de la Vertu, mais à voir ce type super fort et super charismatique s’en prendre plein la gueule, tu finis par te dire qu’il aime ça tellement il ne fait rien pour l’empêcher…
Pour achever ce film – qui pourtant possède de véritables qualités comme certains affrontements, des personnages stylés aux techniques meurtrières, et un univers post-apocalyptique tout simplement « Grunt » – il faut parler de la réalisation, ou plutôt de l’enchaînement des scènes. C’est extrêmement frustrant. Exemple concret : Kenshiro s’énerve, ses muscles se gonflent, il avance sur une super musique de type Jam Project, il a une aura meurtrière, et il a face à lui une centaine de mecs pas gentils ; tu te dis qu’il va leur éclater la gueule et autres joyeusetés, et pile au moment où la tension atteint son apogée, où il va s’élancer… Gros plan sur Shû le grand masochiste en train de gravir un escalier, en portant une pyramide sur son dos et en saignant de partout. Et le combat viril et bourrin contre une armée de loubards post-apocalyptiques ? Et bien vous pouvez vous le mettre là où je pense. Et bien profondément, qui plus est. Vous enchaînez plusieurs fois ce genre de séquences, et vous voyez le résultat.
Ce film, c’est finalement pas mal de parlotte, des montagnes de muscle qui chialent, et cela manque de « Grunt ».
Après avoir vu l’Ere de Raoh, je me dis que le manga et l’anime TV ne doivent pas être mal du tout. Mais en lui-même, il a trop de défauts pour être plus que moyen.

Jyu Oh Sei (11 épisodes – 2006)
Histoire : Alors que leur parents viennent de se faire assassiner, Thor et son frère jumeaux sont envoyés de force sur Chimera, une planète pénitentiaire.
Le seul moyen d’en sortir est de battre les chefs des quatre cercles et devenir ainsi le Jyu Oh, le Roi des Bêtes.
Critique : Je crois que je n’ai été que moyennement convaincu par Jyu Oh Sei. Techniquement c’est le top et l’univers de la série est pas mal trouvé ; son développement est intéressant. Mais autant j’ai apprécié sa première partie (la diurne), autant la seconde (la nocturne) m’a plutôt laissé de glace, avec une fin presque décevante malgré les excellentes révélations qu’elle procure.
C’est un anime pas mal, mais qui ne m’a pas emballé plus que ça une fois la première partie achevée.

Kenichi, le Disciple Ultime (50 épisodes – 2006)
Histoire : Kenichi Shirahama est peureux, sans courage et faible. Provoqué par un membre de son club de karaté, il doit trouver un moyen de devenir plus fort en une semaine pour le vaincre.
Critique : En lisant le résumé et la critique de Ash!!, je savais que j’allais aimer cet anime. Au final, je ne l’ai pas adoré – je serais beaucoup moins enthousiaste que mon collègue – mais au moins apprécié.
Pour changer, je vais faire une liste des bons et mauvais points.
Bons points :
- C’est un shonen efficace : c’est d’autant plus basique que cet anime reprend là l’essence du shonen, mais c’est prenant.
- Il y a de la baston, et j’adore la baston.
- Il y a beaucoup d’humour, notamment grâce à quelques excellents personnages.
Mauvais points :
- Quand je regarde un anime des années ’70, je sais que je ne dois pas m’attendre à la qualité technique d’un Seirei no Moribito. Par contre, pour les titres récents, je serais plus sévère. Et sur ce point, Kenichi est un peu scandaleux. Un anime de 2005, même diffusé sur TV Tokyo, doit pouvoir répondre à un minimum de critères concernant l’animation et les graphismes, ce qui n’est absolument pas le cas ici ! Et c’est d’autant plus dommageable d’un anime de baston sans une bonne animation (ou une réalisation capable de compenser ce manque) perd beaucoup en efficacité visuelle…
Points à la fois bons et mauvais (double tranchant) :
- Il y a du remplissage (fillers). Parfois, nous nous coupons totalement de l’histoire de fond pour passer à la vie quotidienne des personnages dans le dojo. Certes, cela apporte souvent beaucoup d’humour, mais c’est moins intéressant et prenant que de voir Kenichi se frotter à Ragnarok.
- Siegfried est un personnage excellent, mais souligne un défaut de cet anime : même si certains personnages sont haut en couleur, l’auteur aurait pu aller beaucoup plus loin. J’adore ce genre de protagonistes : puissants, et avec un style et une personnalité très marqués, presque surréalistes ; quand on les voit, on se demande presque ce qui a pu les pousser un jour à se battre, et à devenir aussi fort. Siegfried est parfait dans ce genre, mais il est seul. L’auteur aurait vraiment pu aller beaucoup plus loin dans le délire sur certains de ses personnages, mais cela reste presque trop crédible ; il n’y aurait pas eu de type comme Siegfried dans Kenichi, je n’aurais rien eu à dire car cela serait venu du style de cette série, mais sa présence ouvre la voie à quelque chose de différent, un peu plus dingue.
Kenichi le Disciple Ultime est un anime basique mais prenant ; j’ai enchaîné les épisodes comme rarement, seul un shonen en est capable. Sauf que c’est bien, sans plus ; dans le genre, je préfère Air Master.

Mai Otome Zwei (4 OAV – 2006)
Histoire : La guerre est finie, et les pays doivent s’allier pour faire face à une menace venue du ciel : une météorite. Grâce aux efforts conjugués des Otome – et en particulier à une prouesse d’Arika – la météorite est détruite, mais un morceau tombe tout de même sur Terre.
De ce débris surgit un mal qui pourrait bien anéantir les Otome.
Critique : Voilà, après le 4ème OAV, Mai Otome est fini ; et n’est pas fini, puisque une suite – ou plus exactement une histoire parallèle – est en préparation, focalisée sur les Cinq Colonnes.
En attendant, ces OAV furent décevants. Je n’attendais pas non plus qu’un lien soit créé avec Mai Hime (faut pas rêver non plus), mais je pensais au moins qu’ils seraient un cran au-dessus du premier anime, qui m’a déçu vu le potentiel que je lui imaginais. La première scène – celle où toutes les Otome combattent à l’unisson – est extraordinaire, et fût un immense plaisir pour moi, présageant le meilleur. Le premier OAV est d’ailleurs plein de promesses dans son ensemble, avec la mise en place d’une intrigue intéressante.
Mais la suite est tout de suite beaucoup plus décevante : l’intrigue laisse vite place à des histoires annexes peu passionnantes – les personnages semblent alors avoir oublier leurs problèmes – et au fan-service. Les personnages les plus charismatiques n’apparaissent que quelques secondes, avant de disparaître pour de bon de la suite ; et en ayant à peine pu montrer l’étendu de leur talent, qui plus est.
Le combat final est sympa, mais bourré d’incohérences ; d’ailleurs, la fin elle-même n’apporte aucunes réponses aux questions que le spectateur se pose tout au long de ces 4 OAV.
Une série médiocre, à réserver aux fans les plus atteints de Mai Otome, et qui arrive à réaliser l’impensable : être inférieure à la série télévisée. Pourtant, la première scène est digne d’éloge.

Noodle Fighter (12 épisodes – 2006)
Histoire : Employée dans le restaurant de ramen tenu par sa mère, Miki est chargée des livraisons dans le quartier.
Mais son problème, c’est qu’elle se disperse très vite ; voulant à tout prix aider des personnes pas toujours dans le besoin, ou encore se lancer dans un terrible combat, elle oublie sans arrêt sa mission.
Alors que son travail n’est pas des plus compliqués, Miki a le chic pour le transformer en aventures à l’issue bien souvent catastrophique.
Critique : Comment expliquer…
Premier point : ça a beau être récent, l’animation est médiocre et les graphismes pas terribles. J’ai trouvé la réalisation mauvaise.
Second point : l’opening nous fait miroiter une série bien tordue avec plein de combats (le concept des serveuses combattantes aurait pu être excellent), mais ce n’est même pas le cas.
Troisième et dernier point : Noodle Fighter ne m’a pas fait rire, ce qui vous en conviendrez est pour le moins handicapant pour une comédie. Je dirais même que ça m’a vite énervé.
Bref, j’ai perdu mon temps.

NHK Ni Youkoso (24 épisodes – 2006)
Histoire : Satou a 22 ans et est un NEET (Not in Education, Employment nor Training). Pire que ca, c’est un Hikikomori.
Voilà bientôt 4 années qu’il vit reclus dans son studio de Tokyo et qu’il ne sort de chez lui que la nuit pour faire des courses à la superette du coin. Il est persuadé que la NHK (la TV nationale Japonaise) n’est en réalité qu’une immense conspiration collective ayant pour but de transformer la population en Hikikomori.
C’est sur cette réflexion lumineuse qu’il décide d’essayer de se sortir de sa situation d’exclus et de chercher un travail, afin de contrer le complot qui se joue de lui.
Critique : NHK ni Youkoso.
Bienvenue à la NHK.
La NHK, c’est la chaîne public japonaise. Ce que je retiens d’elle, c’est qu’elle est entièrement financée par la redevance audiovisuelle, et qu’elle ne passe aucune publicité. Pour la petite histoire, la NHK est connue pour la qualité des animes qu’elle diffuse ; les petits nippons ont donc pu voir dessus des séries comme les Mystérieuses Cités d’Or, Nadia et le Secret de l’Eau Bleue, ou dernièrement le magnifique Saiunkoku Monogatari.
Mais cette série-là à peu à voir avec la NHK, dans les faits. Il est question de la vie d’un hikikomori, et à travers lui de la société japonaise et de nombre de ses problèmes. Et en cela, c’est original ; et sans les métaphores de Serial Experiments Lain, donc plus facile à saisir. NHK ni Youkoso est une œuvre surprenante par sa réalité. Par « réalité », j’entends le fait que les personnages évoluent dans un monde où un looser ne peut pas devenir pilote d’un robot géant, et où un otaku n’est pas entouré d’un harem de jolies filles prêtes à se déshabiller sur simple demande. Ils aimeraient que ce soit le cas, que tout leur soit possible, mais la réalité est cruelle.
Cet anime est cruel, car réaliste.
Mais il est aussi amusant, prenant, et émouvant. En plus de ces qualités, il montre le Japon sous un jour qui n’est pas familier au public européen, qui pourra donc intéresser ceux qui veulent en savoir plus sur cette société si particulière.
L’animation est pourrie, mais ce n’est de toute façon pas dommageable pour ce type d’anime.
NHK ni Youkoso est un anime déconcertant, jonglant avec les émotions du spectateur. Un anime étrange, sur des thèmes étranges, d’un pays étrange.
Conseillé à tous ceux qui ne se satisfont pas des trames classiques, et aux autres.

Otome Wa Boku Ni Koi Shiteru (12 épisodes – 2006)
Histoire : A la mort de son grand-père, Mizuho apprend qu’il n’héritera de l’immense fortune de celui-ci que s’il intègre le lycée pour jeunes filles où sa mère a elle-même étudié. Aidé de son amie d’enfance Mariya, Mizuho va devoir apprendre à se comporter comme une fille, et tout faire pour garder son secret.
Critique : Cet anime met trop de temps à trouver sa voie ; au début, quelques scènes crues côtoient les beaux sentiments et les phases comiques en SD, ce qui m’a personnellement un peu destabilisé, et qui a discrédité Otome wa Onee-sama ni Koi Shiteru à mes yeux. La suite s’en tire mieux, mais la série dans son ensemble reste quelconque, malgré une ou deux bonnes idées – comme la présence fantastique – et quelques passages touchants. Un anime pas indispensable, donc, mais avec ses bons côtés.

Ouran High School Host Club (26 épisodes – 2006)
Histoire : En cherchant un endroit tranquille pour étudier, Fujioka Haruhi pousse la porte de la salle de musique n°3, y découvrant le Club d’Hôtes de l’Académie Ouran, où de jeunes « bishonen » (beaux gosses) vendent leur compagnie aux étudiantes. Après avoir malencontreusement brisé un vase très cher, Haruhi va devoir à son tour jouer les hôtes pour rembourser sa dette. Mais il y a un problème : c’est une fille.
Critique : L’exemple ultime de l’anime pas prise de tête, à regarder pour se détendre et rigoler un bon coup, ou juste passer un bon moment. Host Club est une série sympa, drôle, avec des personnages décalés et amusants. Aucune réflection, pas de drames, juste du bonheur en barre. A consommer sans modération.

Paprika (1 film – 2006)
Histoire : Dans le futur, les progrès de la technologie permettent de pénétrer les rêves des gens, et de les analyser pour soigner ceux qui en souffrent. Forme la plus perfectionnée de cette science : le DC Mini, un appareil portatif faisant les beaux jours de Paprika, la thérapeute des rêves. Mais lorsque 3 prototypes du DC Mini sont volés, ses concepteurs comprennent à quel point il pourrait être dangereux entre de mauvaises mains.
Critique : Satoshi Kon et ses délires de réalisateur ; dans le cas de Paprika, je le soupçonne d’avoir voulu adapter cette histoire justement parce qu’elle collerait parfaitement au style qui a fait son succès. Je ne sais pas s’il ne sait faire que ce genre-là – en tout cas, il le fait bien – mais à force de le sur-exploité, il risque de lasser le spectateur ; ce qui est original au début perd son originalité en cas d’abus (comme la musique de Kajuira Yuki). Mais dans le cas de Paprika, c’est encore excellent : Satoshi Kon nous plonge dans une folie visuelle dont il a le secret, étrangement prenante et complètement surréaliste ; et la musique de Susumu Hirasawa (lui aussi exploite un peu trop le style qui a fait son succès de compositeur de musique d’anime) n’aide pas à revenir à la réalité. Techniquement très au point, Paprika est un excellent film qui, une fois de plus, tente de noyer le spectateur dans un délire permanent ; le thème du rêve ne pouvait que coller aux styles de Kon et Hirasawa, de toute façon…
Mais attention, mon petit Satoshi : si tu n’arrives pas à te renouveller – ou si tu t’y refuses car ton style actuel « marche » – tu vas finir par lasser le spectateur, ou te caricaturer toi-même. Choisir une histoire en fonction de sa réalisation – car il s’agit bien là de l’adaptation d’une histoire pré-existante – c’est déjà mauvais signe.

Saint Seiya – Mei-ô Hades Meikai Hen (6 OAV – 2006)
Histoire : Les Chevaliers d’Athéna sont arrivés dans le Monde des Morts, afin de porter son armure à Athéna.
Séparés dès leur arrivée, deux groupes se sont formés : Seiya et Shun d’un côté, Hyoga et Shiryu de l’autre.
Tous se dirigent vers Guidecca et la demeure d’Hadès, mais il leur faut pour y arriver traverser les différentes prisons de l’Enfer, et combattre les soldats se mettant sur leur route.
Critique : Inferno est clairement une des parties du manga les plus fidèlement adaptées en anime. De plus, elle corrige quelques bémols des Hadès Sanctuary, ce qui n’est pas plus mal ; finie la surabondance parfois énervante d’effets, comme les nébuleuses qui partent dans tous les sens.
Néanmoins, quelques défauts subsistent : je trouve que cette adaptation reste un cran en dessous de la première, niveau émotion, même si je dois bien avouer que j’ai trouvé le dernier épisode vraiment touchant.
Et puis, franchement, on reste sur sa fin. Je vais devoir attendre le film, qui reprendra la fin du manga, pour voir enfin mon moment préféré de cette série. Mais le dernier épisode, et la petite surprise que l’on trouve après l’ending de cet épisode, nous laisse présager le meilleur pour la suite. Reste juste à savoir quand elle sortira (je sais que l’on a attendu 15 ans, déjà, mais quand même).

Saint Seiya – Mei-ô Hades Meikai Hen Kôsho (6 OAV – 2006)
Histoire : Les Chevaliers de Bronze continuent leur lutte dans les Enfers, afin de sauver la Terre de l’Ultime Eclipse.
Mais les choses se compliquent depuis que Shun s’est révèlé être l’hôte d’Hadès à notre époque.
Critique : Cette nouvelle série commence pas mal, avec 4 épisodes de qualité, qui font oublier les quelques bémols des autres adaptations récentes.
Mais finalement, de ces 4 épisodes, je m’en fichais un peu (tant qu’ils restaient acceptables) : les deux derniers devaient reprendre ce qui est pour moi le plus beau moment de Saint Seiya, et je m’attendais à une séquence poignante et émouvante, que le Tombeau des Lucioles et Asgard, à côté, c’est du Benny Hill.
Et là… Le choc ! Déjà, énorme baisse de la qualité graphique et d’animation – les personnages sont mal dessinés et presque immobiles – la musique est surexploitée (je me serais cru dans Interstella) avec les thèmes de seulement deux OST utilisés (celle de Lucifer et celle du Tenkai), l’aspect tragique est mal exploité… J’ai failli verser une larme à UN moment, et seulement « failli ». Par rapport au potentiel de ce passage, c’est râté et archi-râté ; un gâchis qui donnerait presque envie que la saga Hadès n’ait jamais été adaptée en anime !
Le début du Meikai Hen Kosho s’en tirait bien, mais à quoi bon si c’est pour bacler le passage le plus boulversant du manga ?
Gemini en colère !

Saiunkoku Monogatari (39 épisodes – 2006)
Histoire : Kou Shuurei, jeune fille instruite issue d’une famille noble mais pauvre, reçoit un jour une bien étrange requête de la part du principal conseiller impérial : en échange d’une rémunération, elle devra devenir la femme de l’empereur, ce nouveau « statut » devant lui permettre d’approcher ce-dernier, et de le pousser à s’intéresser aux affaires de son empire.
Introduite à la cour, Shuurei va découvrir sa vie et ses secrets.
Critique : Voilà un anime que j’ai trouvé fort agréable. Il a été diffusé sur la NHK, ce qui est généralement le gage d’une certaine forme de qualité ; c’est ici le cas.
Il tient à la fois du conte, de la comédie romantique, et du drame, dans un univers qui n’est pas sans rappeler une Chine de légende ; le tout entrecoupé de politique.
Si l’animation est correcte, Saiunkoku Monogatari bénéficie à la fois de décors et d’une musique retranscrivant à merveille l’époque du récit. Les personnages sont nombreux et nombre d’entre eux sont attachants – mention spécial pour Ran Ryuuren et sa flute – et les énigmes politiques rondement menées.
Le rythme lent permet de parfaitement s’immiscer dans l’histoire et de plonger dans le monde de Saiunkoku, mais paradoxalement, c’est aussi ce qui dessert cet anime au demeurant si plaisant, car ça le rend parfois ennuyeux.
Un anime de qualité dans un univers de rêve, que je conseille à tous de découvrir.

Sky Girls (1 OAV – 2006)
Histoire : Fin du XXIème Siècle. Alors que l’Humanité pense en avoir fini avec la menace des Vers, celle-ci s’aperçoit que certains ont réussi à survivre. Les hommes en âge de combattre ayant presque tous péris, le gouvernement terrien décide de confier l’avenir à de jeunes pilotes de mechas.
Critique : Si on s’en tient au résumé, Sky Girls est un anime d’action avec des méchas, dans lequel de jeunes gens doivent piloter des gros robots pour sauver la Terre. Un scénario classique mais qui a fait ses preuves, même si la courte durée en empêche un véritable développement ; en fait, il ne se passe qu’un seul combat. C’est récent, c’est un OAV, donc (?) c’est bien fait : dynamique, coloré, et bien animé.
Si tout c’était arrêté là, Sky Girls aurait été un petit divertissement supplémentaire sur un thème vu et revu, mais figurant dans la bonne moyenne de ces productions. Seulement, j’ai bien précisé « si on s’en tient au résumé », et ce n’est pas un hasard. L’image du résumé a du vous mettre sur la voie, non ? Il y a autre chose dans Sky Girls. Si vous vous demandez quoi, c’est que vous n’avez jamais entendu parler du « lolicon ». Dérivé des mots « lolita » et « complex », lolicon est une façon détournée de parler de pédophilie au Pays du Soleil Levant ; et c’est aussi quelque chose que l’on retrouve pas mal dans certains animes et manga. Cela se caractérise par de jeunes filles en tenues sexy ; le plus souvent, il s’agit de lycéennes (donc on va dire que ça passe, surtout qu’elles ont plus de formes que n’importe quelle femme « réelle »), parfois de collégiennes (c’est déjà plus moyen). Dans le cas présent, nos héroïnes ressemblent plus à des gamines prépubères. Et tout est fait pour les mettre en « valeur » : tenues de combat exagérement sexy, vues particulièrement perverses (même réalisateur que pour Love Hina, il connaît son boulot), et gros plans sur des poitrines naissantes…
Au final, je me suis demandé si Sky Girls n’était pas moins une série de mécha qu’un prétexte à un ecchi abusif de type « lolicon ». L’action est sympa, ainsi que le style finalement assez original des mechas, c’est court et ça se regarde facilement, mais je ne suis pas trop porté sur les gamines, pour ma part.

Et le vainqueur est – suspens : NHK ni Youkoso ! Talonné par Oban Star Racers, Le Chevalier d’Eon, La Mélancolie de Haruhi Suzumiya, Soukou no Strain, et Princess Princess. Sans oublier Black Lagoon, Saiunkoku Monogatari, et 009-1, animes qui si ils ne sont pas parfaits valent leur pesant de cacahouètes.
Une vachement bonne année !

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