Avis sur mes Derniers Animes (21)

Nouvelle fournée, avec des titres récents et un légèrement plus ancien. Il manque de nombreux animes parmi les derniers que j’ai regardé, mais tous ne valaient pas la peine que j’en parle.

Dance in the Vampire Bund (12 épisodes – 2010)
Histoire : Lors d’une émission de télévision, la princesse Mina Tepes révèle au monde l’existence des vampires. Cela ne perturbe pas particulièrement la vie d’Akira, lycéen dénué de souvenirs antérieurs à un an. Mais quand la princesse vient lui annoncer qu’ils se connaissent depuis l’enfance, son quotidien bascule dans l’inconnu.
Critique : Dance in the Vampire Bund, ou quand Shaft… continue à faire du Shaft. Parfois, cela donne un bon résultat – dernièrement Bakemonogatari – et parfois un beau ratage. Pourtant, cet anime commençait bien, intriguait le néophyte que j’étais (puisque je n’avais pas lu le manga) grâce à un scénario original et de belles promesses d’action ; surtout, le « style Shaft » ne se ressentait pas trop dans les quelques premiers épisodes, ce qui pour le coup constituait une bonne surprise, car il ne semblait pas coller avec le type d’histoire. Puis le drame : un scénario qui se perd dans ses propres méandres, et des scènes d’action gâchées par une réalisation excessive qui n’arrive pas à les gérer correctement. Les points que je trouvais les plus intéressants – liens entre Mina et le gouvernement japonais, réception du public, voire aspect scolaire – finissent par disparaître au profit de thèmes moins attrayants, parfois plus tendancieux (le shotacon qui vient se rajouter au lolicon). Et le résultat le voici : une série qui s’enlise progressivement, perdant au fur et à mesure des épisodes le peu d’attrait qu’elle avait réussi à conserver, et se trouvant emballée dans une réalisation qui se focalise sur des détails au détriment de ce qui parait correspondre aux atouts de ce titre.
Je ne renie pas les quelques bons moments que j’ai pu passer devant cet anime, en particulier au début, mais force est de constater que, comme trop souvent, Shaft en fait des tonnes et se montre incapable de capitaliser sur les qualités de sa propre série ; vouloir s’imposer une image de studio « non conventionnel » sans prendre en compte les spécificités de son scénario, cela ne peut conduire qu’à des désastres. En résulte ici un anime mineur, médiocre, et terriblement décevant une fois le dernier épisode passé.
Verdict : Quelques bons passages, quasiment aucun intérêt sur la longueur.

Grey (1 film – 1986)
Histoire : Dans la Cité 303, Grey est déjà une légende pour avoir réussi à atteindre le niveau C en seulement 13 missions. Missions dont il a souvent été le seul survivant, ce qui lui a valu le surnom de Dieu de la Mort.
Critique : Grey, c’est un anime que j’ai l’impression de toujours avoir vu en magasin – comme d’autres films/OAV des années 80/90 – sans jamais avoir su de quoi il parlait. J’ai fini par franchir le pas, essentiellement par curiosité.
Ici, le héros évolue dans un monde post-apocalyptique en guerre perpétuelle. Les humains sont divisés en plusieurs catégories : les citoyens, les soldats, et les civils. Pour devenir citoyen, il faut gravir les échelons de l’armée en accumulant des points, lesquels sont obtenus après chaque mission militaire et augmentent avec le nombre d’ennemis abattus. Apparemment, la guerre se déroule entre les différentes villes encore existantes, chacune régie par un ordinateur central nommé Mama. Nous n’en saurons pas tellement plus, tout simplement car les personnages eux-mêmes n’en savent pas plus : ceux qui veulent devenir citoyen et mener une vie confortable s’engagent, Mama les envoie affronter les troupes d’autres cités, et les survivants se partagent les points engrangés afin de changer de niveau pour finalement atteindre la citoyenneté, but ultime de tous les combattants. Pourquoi ? Comment ? Tout ceci reste un mystère, et même si Grey ne se pose pas de question au début de l’histoire, les événements vont le mettre face aux réalités du monde.
Décidément, les films d’animation japonais des années 80 possèdent véritablement un côté pessimiste. Ce n’est pas le cas de tous, mais entre Nausicaä de la Vallée du Vent, Uchû Senshi Baldios, Akira, The Ideon : Be Invoked, Macross : Do You Remember Love, et maintenant Grey, il y aurait vraiment de quoi déprimer tant ils dépeignent un futur ravagé et inhospitalier. Grey entre dans la catégorie des œuvres SF post-apocalyptiques, avec ses terres désertiques et ses humains qui s’entretuent sans raison apparente. Celle-ci aborde des thèmes originaux, ou du moins avance des idées intéressantes pour expliquer l’état actuelle de la planète. En dehors de ces révélations qui parsèment le scénario (majoritairement vers la fin du film), Grey fait plus office d’anime d’action, avec son héros qui semble n’exister que pour combattre. Les scènes de guerilla s’enchaînent, et son quotidien fait de massacre n’évolue vraiment que vers la moitié du film ; les deux parties possèdent chacune leurs avantages, du moins elles en possèdent suffisamment pour retenir l’attention du spectateur. Pour autant, Grey n’a rien de génial ou de furieusement révolutionnaire : malgré ses thèmes, il s’agit avant tout de la quête de Grey, et lui-même ne semble accorder qu’un intérêt tout relatif à ce qu’il va apprendre au fil du scénario. Mais cela se laisse regarder sans déplaisir, car il y a de l’action, de la bonne musique, et un univers qui n’aura rien d’étonnant pour les habitués des productions de l’époque, mais qui possède son charme.
Verdict : Rien d’exceptionnel, mais un bon divertissement pour ceux qui n’ont rien contre les années 80.

Saint Seiya : The Lost Canvas – Meiou Shinwa (13 OAV – 2009)
Histoire : Alone, Sasha, et Tanma, 3 orphelins, coulent des jours paisibles dans un petit village d’Italie. Leur vie bascule lorsqu’un homme emmène Sasha en Grèce. Tenma, à son tour, quitte l’orphelinat pour suivre un mystérieux entraînement de Chevalier. Alone, quant à lui, se révèle être la réincarnation d’Hadès. Lorsque celui-ci se réveille, une nouvelle Guerre Sainte s’engage entre son armée et celle d’Athéna.
Critique : J’adore Saint Seiya, je ne l’ai jamais caché. Il s’agit de mon manga favori, d’un de mes animes préférés, et certainement de ma porte d’entrée dans l’univers de la manganimation. Je n’aime pas autant The Lost Canvas, mais je trouve cette œuvre rafraichissante.
Le choix de tourner le dos à Toei Animation – studio jusque-là toujours associé à la franchise – au profit de TMS, me parait parfaitement judicieux. Il faut voir la vérité en face : les fans de la série ont longtemps souhaité l’adaptation de la saga Hadès, mais le résultat ne rend pas hommage à la qualité de l’histoire et du premier anime ; elle souffre d’un manque d’inventivité, de défauts dans la réalisation, ainsi que d’une réutilisation abusive et aveugle des OST de Seiji Yokoyama. Dans la mesure où la mangaka de Lost Canvas essaye de s’émanciper de l’influence du manga d’origine (malgré la volonté de Masami Kurumada), changer de studio et essayer de produire quelque chose de neuf (avec notamment un chara designer autre que Shingo Araki ou quelqu’un cherchant à le copier) se comprend aisément. Et j’approuve ce choix, à la vue du résultat.
J’avoue que la musique de Seiji Yokoyama et la réalisation de Shigeyasu Yamauchi (absent depuis le film Tenkai-hen Jôso Overture) m’ont manqué. Cet anime ne possède pas ce que j’appellerai la grandeur de Saint Seiya, mais d’un autre côté, vu la piètre qualité des dernières adaptations en date, je préfère de loin celle de The Lost Canvas. TMS a fait le boulot : déjà, comme il s’agit d’OAV, le budget suit et la qualité graphique et d’animation s’en ressent ; et je n’ai noté aucun ajout superflu au scénario plus que convenable du manga. Surtout, le réalisateur a réussi à en tirer une série particulièrement dynamique : il y a de l’action, les personnages sont bien mis en valeur, et les combats réussis. Pas de longueurs, l’ensemble se suit avec plaisir.
Alors oui, cet anime n’atteindra certainement jamais le statut d’œuvre culte du premier anime tiré de la licence, mais j’ai vraiment apprécié ; c’est rythmé, c’est bien fait, je n’ai strictement rien à reprocher, que ce soit dans le fond ou dans la forme, et pour ceux qui ont lu le manga, il n’y a aucune mauvaise surprise : que demander de plus ?
Verdict : Un anime réussi, pour amateurs de Saint Seiya et néophytes. Maintenant, nous attendons la suite.

Ce contenu a été publié dans Animes, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Avis sur mes Derniers Animes (21)

  1. Guilhem dit :

    Mérite d’être mentionné, à propos de Grey, que le film ne reprend pas entièrement le scénario du manga original de Yoshihisa Tagami : l’adaptation respecte plutôt bien le matériau de base mais s’arrête hélas au moment le plus croustillant. C’est dommage parce que la suite des événements était pour le moins haute en couleurs ^^

    Tu as piqué ma curiosité pour Saint Seiya : The Lost Canvas, tiens : je tâcherais d’y jeter un coup d’œil :]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>