Avis sur mes Derniers Animes (22)

Cela ne fait pas tellement longtemps depuis le dernier numéro, mais j’ai vu quelques titres dont j’avais envie de parler. Surtout, je suis en simili-vacances, donc j’ai du temps à consacrer aux animes.

Baka to Test to Shoukanjuu (13 épisodes – 2010)
Histoire : L’école Fumizuki expérimente de nouvelles techniques d’éducation, dont un examen en début d’année qui doit décider de la classe de chacun ; les étudiants se retrouvent répartis par résultats scolaires, entre les classes A et F, chacune disposant d’un certain niveau de confort. Himeji, élève brillante mais malade le jour de l’examen, atterrit dans la presque insalubre classe F.
Critique : J’ai commencé cet anime – qui jouit de plutôt bonnes critiques – en pensant avoir affaire à une simple comédie scolaire (probablement à tendance pantsu), et il s’agit finalement d’une bonne surprise. Pour donner le ton, sachez que tout le côté service habituellement présent dans ce genre de production ne concerne (presque) que le personnage de Hideyoshi, un garçon à l’allure androgyne qui a la mauvaise habitude de se retrouver affublé de différents costumes féminins sans raison apparente.
Malgré son style à première vue basique, cet anime dispose de plusieurs particularités, parmi lesquelles le système de classes, et surtout la possibilité pour celles-ci de s’affronter dans un espace virtuel, par l’intermédiaire de petites créatures d’une force proportionnelle aux notes de ceux qui les invoquent (autant dire que la classe F part avec un désavantage). Néanmoins, il s’agit presque de poudre aux yeux, car les batailles qui s’en suivent se déroulent principalement au début et à la fin de la série, son milieu revenant à un contenu plus classique pour ce genre d’anime.
Baka to Test to Shoukanjuu se démarque des classiques en question, sans toutefois jouer véritablement la carte de la parodie. Mais le résultat est réussi, et passe notamment par toute une brochette de personnalités sympathiques, frisant toujours la caricature ; j’ai déjà cité l’excellent Hideyoshi, mais mon favori reste sans aucun doute Muttsurini, un pervers toujours muni de son appareil photo, expert en mensurations féminines et techniques ninja ; il profite de toutes les opportunités imaginables pour assouvir sa condamnable passion, et finit bien souvent par déverser des litres de sang par le nez. A noter que le héros de la série, Yoshi, est aussi son meilleur client, puisqu’il dépense plus d’argent en photos (notamment de Hideyoshi en tenue sexy) qu’en nourriture. Les situations qui s’en suivent (en dehors des batailles) font partie des poncifs, mais avec de tels olibrius, cela se finit généralement en délire.
Le plus important à retenir de cet anime, c’est qu’il fonctionne. Comprenez par là qu’il remplit parfaitement son contrat, à savoir de faire rire les spectateurs. En tout cas, pour moi, cela a fonctionné. Il possède quelques bons délires, et malgré quelques passages ou running-gags que j’ai trouvé un peu lourds, je me suis bien amusé.
Verdict : Une comédie qui ne fait pas dans la finesse, mais efficace.

Basara (13 épisodes – 1998)
Histoire : Depuis sa naissance, Sarasa a toujours vécu dans l’ombre de son frère jumeau Tatara, le sauveur qui doit libérer le Japon du joug de l’Empereur et des quatre rois. Mais lorsque Tatara se fait tuer par le Roi Rouge, elle décide de prendre de sa place pour assouvir sa vengeance.
Critique : Dans la mesure où j’ai récemment évoqué le manga, je vais commencer par mentionner les particularités de cette adaptation.
L’anime compte 13 épisodes, tandis que le manga s’étend sur 27 volumes ; inutile d’être un génie pour se douter que seul le début de l’histoire a été transposé. Parfois, je ne comprends pas les choix des studios d’animation, en l’occurrence de ne garder qu’une fraction du scénario de Basara ; après, peut-être que la suite était prévue, mais que faute de succès elle fût abandonnée. Autre fait surprenant : la production de cet anime a commencé alors que le manga arrivait à son terme, après 7 années de publication. Ce qu’il faut comprendre de tout ça, c’est peut-être que cette version ne sert qu’à commémorer la fin de la série, sachant qu’elle a réalisé d’excellentes ventes au Japon, avec 500.000 exemplaires écoulés par tome.
Mais revenons-en à cette adaptation. Elle suit rigoureusement l’œuvre d’origine, et s’achève après l’affrontement contre le Roi Bleu ; mais ce qui m’a sauté aux yeux, c’est qu’autant il s’agit d’une transcription presque au plan près du manga pendant la majeure partie de l’anime, autant les derniers épisodes expédient rapidement l’histoire et passent sous silence de nombreux passages. Il existe un décalage impressionnant entre le long et parfois contemplatif duel entre Tatara et Shido, et la rapidité de l’arc du Roi Bleu, qui le rend même un peu confus.
Je m’arrête là pour les différences avec le manga, mais je tiens tout de même à signaler que, comme de bien entendu, l’histoire continue encore bien après les événements finaux de l’anime, donc qu’il faudra être prêt à lire le manga si d’aventure la série vous plait suffisamment pour vous donner envie de découvrir la suite. D’ailleurs, il s’agit peut-être effectivement du but de cette adaptation (vous aurez compris je cherche encore le but en question).
Mais revenons à nos moutons. Basara en anime dispose d’un atout de poids : le scénario de Basara en manga (je vous invite donc à lire la critique correspondante). Certes, il en manque un gros bout, et l’entame n’est pas nécessairement la partie la plus trépidante de la série, mais l’univers reste le même, ainsi que les personnages. Cette histoire possède une grande richesse, même si cette version n’en donne qu’un aperçu ; c’est un plaisir de suivre les aventures (avec un grand A) de Sarasa et de ses compagnons de lutte, dans un Japon post-apocalyptique, féodal, et hostile. Sur la partie adaptée, le scénario ne souffre pas de modifications suffisantes pour le dénaturer ou amoindrir sa qualité.
Je serai moins enjoué concernant les spécificités de l’anime. Dans l’ensemble, je lui ai trouvé les mêmes défauts qu’à d’autres séries de la même période – donc je suppose qu’elles possèdent un style commun auquel je n’accroche pas, et propre à certains titres de l’époque – à savoir des couleurs peu agréables à l’œil, une musique presque absente (et peu mémorable pour les rares thèmes présents), et une réalisation presque statique, où les rares scènes d’action se retrouvent extrêmement mal mises en valeur (et c’est un doux euphémisme), même si ce-dernier point peut provenir d’un faible budget donc d’une animation nivelée à son minimum. C’est surtout la réalisation qui me déplait : elle se contente trop souvent de recopier les scènes du manga, comme si ce qui fonctionne sur un format vaut aussi pour l’autre, or ce n’est pas le cas pour cette série. Elle ne tente rien, se limite au strict minimum, et finalement n’apporte rien à l’histoire ; d’où le qualificatif de « statique » utilisé précédemment.
Cet anime profite des avantages de son original (hormis le chara design simplifié pour l’animation), mais sans proposer une valeur ajoutée à l’ensemble. Grâce aux qualités du scénario, il s’agit d’une série souvent prenante et agréable à suivre, alternant des moments épiques et des passages plus intimistes entre les deux personnages principaux. Malgré la pauvreté du travail accompli par le studio KSS, je regrette que l’adaptation se soit limitée aux premiers volumes ; c’est finalement cette concision qui, pour moi qui ait lu le manga, fait que cette version ne trouvera pas grâce à mes yeux.
Verdict : Pour les curieux qui ont lu le manga et ceux qui hésitent à le lire, même si cette version ne lui rend pas toujours hommage.

Blue Submarine n°6 (4 OAV – 1998)
Histoire : L’humanité est acculée. Face à une augmentation dramatique du niveau de la mer et à l’apparition de nouvelles formes d’êtres vivants, les humains tentent désespérément de survivre. Hayami, ancien sous-marinier, vit de missions de récupération sous la surface, jusqu’à ce que l’équipage du Blue Submarine n°6 fasse appel à lui.
Critique : Blue Submarine n°6. Il était temps que je m’y mette. Imaginez : j’ai pour la première fois entendu parler de cet anime il y a plus d’une dizaine d’années, dans l’émission C+Cleo. J’ai découvert Getter Robo Armageddon le même jour, sauf que les images que j’avais pu en voir à ce moment m’avaient laissé une bien plus forte impression ; néanmoins, je ne crois pas qu’il s’agisse de la raison pour laquelle j’ai mis autant de temps à m’atteler à cette série d’OAV, ce n’est qu’un pur hasard…
Le scénario de cet anime – sur lequel je n’avais pas pensé à me renseigner avant de regarder – contient de nombreux éléments que j’aime tout particulièrement, à commencer par les sous-marins (tout est dans le titre), conséquence d’un vieux traumatisme d’enfance provoqué par le génial Nadia et le Secret de l’Eau Bleue. Viennent ensuite l’aspect militaire, traité sérieusement, et surtout le côté post-apocalyptique. Bon mélange que celui-là, surtout que les premières images nous mettent directement dans le bain (façon de parler) avec des scènes d’immeubles inondés, et des couleurs extrêmement pâles ; la façon dont progresse l’histoire est elle-aussi intéressante dans cette entame, car toutes les explications ne nous sont pas données d’entrée et nous allons de surprise en surprise.
Blue Submarine n°6 est un anime que j’ai trouvé globalement réussi. Parfois très réussi, mais il ne s’agit pas d’une constante et je trouve quelques bémols à l’ensemble. Cet anime possède plusieurs points forts : son environnement, que j’ai commencé à détailler ci-dessus, un scénario intelligent opposant des soldats à d’étranges créatures (sur lesquelles je ne dirais rien pour ne pas vous gâcher le plaisir), une réalisation de qualité proposant notamment quelques scènes d’action excellentes, les magnifiques designs de Range Murata – qui a travaillé à la fois sur les personnages et les méchas – et pour finir une musique jazz qui dans un premier temps peut sembler inappropriée, mais qui donne beaucoup de rythme à la série.
Là où j’ai eu plus de mal, c’est avec l’intégration des omniprésentes CGI – apparemment, la technique n’était pas du tout au point lorsqu’ils ont débuté la production de la série – et avec la fin qui, sans rien vouloir en dévoiler, m’a un peu déçu. Rien de grave, mais avec une fin différente, je pense tout de même que j’aurais pu dire beaucoup plus de bien de ce titre, d’autant que c’est surtout à cause du comportement d’un seul protagoniste qu’elle perd de l’intérêt à mes yeux. Heureusement que, sur l’ensemble des 4 OAV et comme je l’ai déjà mentionné, il s’agit d’une très bonne série, avec de nombreuses qualités.
Verdict : Je recommande chaudement.

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3 réponses à Avis sur mes Derniers Animes (22)

  1. Sirius dit :

    Et bien tu m’as donné une furieuse envie de voir ces 4 OAVs =) Et j’attends de pied ferme la seconde saison de Baka to Test to Shoukanjuu. C’est frais et marrant, sans casser trois pattes à un canard.

  2. Tinky dit :

    Baka to test était un anime que j’attendais pas du tout et personnellement j’ai moi aussi adoré. J’ai hâte, tout comme le monsieur du dessus de pouvoir avoir la suite. x)

    Et sinon bon article sur un bon blog, comme toujours.

  3. jevanni dit :

    Je ne peux que plussoyer tes propos pour Blue Submarine n.6. Si je devais juste faire une remarque négative, ce serait le final qui m’a quelque peu déçu mais sinon ça reste une œuvre géniale avec en plus la présence admirable de Range Murata dans le staff.

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