Mobile Suit Gundam : Gyakushû no Char

Suite à Mobile Suit Gundam ZZ, il était logique pour moi de finir le cycle de l’Universal Century principal – avant de passer à Mobile Suit Gundam 0083 : Stardust Memory et Mobile Suit Gundam F91 – avec Mobile Suit Gundam: Char’s Counterattack.

Pour s’intéresser à un article sur Mobile Suit Gundam: Char’s Counterattack, mieux vaut connaître les bases de l’UC. Mais dans le doute et pour améliorer artificiellement la longueur de cet article, autant commencer par un bref rappel des faits.
La saga commence lorsqu’une colonie spatiale se déclare Duché de Zeon, et proclame son indépendance vis-à-vis de la Fédération Terrestre. S’en suit la Guerre d’un An, qui voit notamment s’affronter deux personnalités fortes : Char Aznable (dont le passé et les motivations seraient trop longs à détailler) du côté de Zeon, et Amuro Ray du côté de la Fédération. Quelques années plus tard, nous retrouvons Char à la tête de l’AEUG, une organisation secrète luttant contre les Titans, une force de l’armée de la Fédération qui tient les colonies sous son contrôle, sous prétexte de les protéger. L’AEUG sera dans le même temps amener à combattre Neo Zeon, qui souhaite raviver l’héritage de Zeon, puis deviendra l’allié de la Fédération suite à divers événements.

Ce film se passe quelques années après la fin de Mobile Suit Gundam ZZ, qui s’achevait par la défaite de Neo Zeon.
Char Aznable, pour d’obscures raisons (nous pouvons nous faire notre propre idée) a rejoint Neo Zeon, dont il a pris les commandes. Dans une vendetta contre la Terre et ses habitants, il sera de nouveau confronté à Amuro Ray.
Mobile Suit Gundam: Char’s Counterattack marque donc le grand retour de Char et Amuro, les grands absents de Mobile Suit Gundam ZZ ; et pour cause, en apprenant qu’il pouvait réaliser ce film, Yoshiyuki Tomino aurait tout simplement décidé de les éjecter de la série et de les garder pour plus tard… Ici, leur seule présence suffit à nous faire comprendre que les véritables héros de l’UC, ce sont eux, et que les Kamille et autres Judau n’étaient là que pour assurer l’intérim.
Puisque nous en sommes sur les personnages, seuls Bright, Astonage, et la grande perche blonde sans nom sont toujours de la partie par rapport au précédent titre de la franchise. Parmi les intervenants plus anciens, nous retrouvons Mirai et son ex-fiancé Cameron. Malgré un casting déjà bien chargé, le scénariste y ajoute aussi deux petits nouveaux : Quess et Hattaway, ce-dernier étant tout de même apparu furtivement dans Mobile Suit Gundam Z ; mais franchement, ces deux-là, ils ne servent à rien, et influent même de manière négative sur le contenu du film… Ah, et il y a aussi deux potiches autour de nos deux héros.

Pour tout fan de Gundam qui se respecte, ce film part forcément avec des atouts de taille. A commencer par Char, bien évidemment, personnage culte et charismatique s’il en est, figure majeure de tout l’UC.
Yoshiyuki Tomino a le mérite de nous offrir un scénario pas trop bancal, avec même quelques idées bienvenues. Je pense en particulier au traitement de (Neo) Zeon, qui de société fasciste aux défilés militaires dignes de la Corée du Nord nous montre qu’elle a su gagner l’approbation de la population spatiale, du moins en partie ; une situation qui en ferait presque les « gentils » de l’histoire, du moins si leur dirigeant n’avait pas décidé de provoquer un hiver nucléaire sur Terre.
En elle-même, l’histoire est bonne et ne trouve pas trop le temps de se disperser, malgré un final qui peut laisser sur sa faim, et la présence du duo de têtes à claque manquant cruellement d’intérêt.
Surtout, cet anime dispose d’un budget de long-métrage – un vrai, pas les résumés made in Tomino – et cela se ressent forcément dans la qualité d’animation, celle-ci étant utilisée à bon escient pour donner quelques affrontements véritablement impressionnants à l’écran, ce qui fait plaisir.

Et il ne faut pas non plus oublier que Mobile Suit Gundam: Char’s Counterattack, apporte une forme de conclusion à la première saga de l’UC, fait non négligeable. Cela impose bien entendu d’avoir vu les séries plus anciennes pour l’aborder sereinement et le comprendre, mais il réserve tellement de belles scènes et de moments d’anthologie – entre Char et Amuro – qu’il serait forcément dommage de passer à côté. C’est vraiment un film conçu pour faire plaisir aux amateurs de l’UC, alors pourquoi s’en priver si nous entrons dans cette catégorie ?

Ce contenu a été publié dans Animes, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Mobile Suit Gundam : Gyakushû no Char

  1. Soren dit :

    J’ai beaucoup apprécié ce film mais certains choix de Tomino sont un peu durs à avaler. Ne pas faire intervenir Sayla(et plus subjectivement Kamille) est assez incompréhensible.

  2. Jefferson dit :

    C’est plutôt dans Z Gundam que Hathaway apparait furtivement. Mais peut-être qu’il apparait aussi dans ZZ. Je ne me souviens plus trop de cette série.
    Pour Chen, je veux bien, mais Nanai, je ne la trouve pas potiche (d’ailleurs il me tarde de lire le manga qui lui est consacré).
    Et puis, je trouve que la couverture du roman Beltorchika Children est un peu hors propos.

  3. Gemini dit :

    J’ai mis ZZ ? Effectivement, autant pour moi ^^’ Je corrige ça de suite (d’autant que le lien mène effectivement à Z).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>