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	<title>Le Chapelier Fou</title>
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		<title>Qu&#8217;attendez-vous de votre libraire ?</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 21:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Manga]]></category>

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		<description><![CDATA[Dernièrement, je repensais à ce texte sur les rapports humains dans un magasin spécialisé, et à une expression en particulier : &#171;&#160;nier la qualité de vendeur&#160;&#187;. Dans ce contexte, cela s&#8217;applique à des clients qui achètent peu voire pas du &#8230; <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/06/19/quattendez-vous-de-votre-libraire-manga/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2012/01/113.jpg" alt="" title="" width="550" height="411" class="alignnone size-full wp-image-12862" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dernièrement, je repensais à <a href="http://gemini.neetwork.net/2012/01/30/ethnographie-dun-magasin-specialise/">ce texte sur les rapports humains dans un magasin spécialisé</a>, et à une expression en particulier : &laquo;&nbsp;nier la qualité de vendeur&nbsp;&raquo;. Dans ce contexte, cela s&rsquo;applique à des clients qui achètent peu voire pas du tout, mais qui discutent beaucoup avec le personnel ; partant du principe que s&rsquo;ils travaillent dans un tel endroit, c&rsquo;est forcément que le sujet (en l&rsquo;occurrence les manga et l&rsquo;animation japonaise) les passionne. Cela revient à nier que leur fonction première n&rsquo;est pas de discuter, mais de leur proposer un service commercial avec comme objectif final de leur vendre un produit.<br />
Se faisant, je me suis posé la question : qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;attends des librairies que je fréquente et des personnes qui y travaillent ? Et je suis le premier surpris par le résultat.<br />
<span id="more-17008"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis que je lis des manga, aucun libraire ne m&rsquo;a conseillé un manga. Il faut dire que je ne leur ai jamais demandé, et je suppose qu&rsquo;ils savent détecter si un client souhaite ou non être aiguillé.<br />
Si je devais trouver une raison à ce phénomène, je dirai que c&rsquo;est parce que j&rsquo;ai appris à me débrouiller sans eux, et sans internet. Je n&rsquo;ai visité une boutique spécialisée pour la première fois que fin 2003, alors que je lisais des manga depuis plusieurs années ; auparavant, je me fournissais dans un centre culturel et une librairie généraliste, qui l&rsquo;un comme l&rsquo;autre n&rsquo;en proposaient que pour leur attrait commercial, et certainement pas car le responsable du rayon BD s&rsquo;y intéressait. Dans ces cas-là, tu fais sans : tu testes avec plus ou moins de succès, tu feuillettes, tu te focalises sur des noms d&rsquo;auteur ou de séries que tu connais déjà (grâce aux anime), etc&#8230;<br />
Tandis que je déménageais pour mes études et <a href="http://gemini.neetwork.net/2012/01/29/plus-de-10-ans-passees-dans-les-boutiques-anime-manga/">découvrais ma première librairie manga</a>, j&rsquo;avais déjà pris l&rsquo;habitude de suivre grâce à internet les plannings des séries qui m&rsquo;intéressaient ; sans parler des nombreux titres que je souhaitais lire (sachant que je n&rsquo;avais jamais eu accès au catalogue Tonkam en magasin auparavant), j&rsquo;avais déjà largement de quoi m&rsquo;occuper sans recourir à des conseils qui n&rsquo;auraient fait que peser un peu plus sur mon porte-feuille.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de là, ma &laquo;&nbsp;technique&nbsp;&raquo; est rodée : je sélectionne à l&rsquo;avance les nouveautés qui m&rsquo;intéresse, je me rends en magasin, et je repars avec les titres de ma liste. Il est très rare que je ressorte avec un tome dont je n&rsquo;avais pas prévu l&rsquo;achat ; dans ces cas-là, il s&rsquo;agit soit d&rsquo;un manga dont je n&rsquo;avais pas remarqué la sortie, soit d&rsquo;une série que j&rsquo;avais de toute façon envie de commencer depuis longtemps. A l&rsquo;extrême rigueur, cela peut concerner une nouvelle licence pour laquelle j&rsquo;hésitais, mais c&rsquo;est très rare. Exemple : j&rsquo;ignorais que <strong>Rendez-vous sous la Pluie</strong> avait été acquis par un éditeur français avant de le trouver par hasard en boutique. Là, oui, c&rsquo;est un achat imprévu.<br />
Mais le plus souvent, c&rsquo;est l&rsquo;inverse qui se produit : j&rsquo;arrive pour récupérer des titres spécifiques, et je repars sans. Parce que l&rsquo;éditeur a finalement décidé de repousser la date de sortie &#8211; cela m&rsquo;est arrivé il y a deux semaines avec <strong>Kids on the Slope</strong> &#8211; ou parce que le libraire ne l&rsquo;a pas en stock.<br />
Pour le stock, s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un ancien tome d&rsquo;une série qui ne se vend pas forcément très bien, je peux comprendre. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une nouveauté, c&rsquo;est rédhibitoire, j&rsquo;arrête de fréquenter l&rsquo;établissement. Donc si vous me demandez ce que j&rsquo;attends de mon libraire, voici la première réponse : <u>avoir à disposition des clients toutes les dernières nouveautés</u>.</p>
<p style="text-align: justify;">Attention, si je viens plusieurs jours après la sortie et qu&rsquo;il me répond qu&rsquo;il a tout vendu, bon, j&rsquo;accepte. Mais cela n&rsquo;arrive jamais, pour une bonne raison : je me rends en magasin le jour de la sortie d&rsquo;un manga qui m&rsquo;intéresse. Une habitude. Parfois même la veille, puisqu&rsquo;ils reçoivent à l&rsquo;avance les nouveautés pour les mettre en rayon le jour de leur sortie officielle, mais dans ces cas-là, j&rsquo;appelle avant de me déplacer pour m&rsquo;assurer de leur disponibilité. Là où les sites internet expédient les manga à leur sortie, plus le délai de livraison. Bref, tout ça pour dire que si je me déplace &#8211; je n&rsquo;habite pas à côté de mes fournisseurs de manga &#8211; et que je ne trouve pas ce pour quoi je me suis déplacé, je le prends mal.<br />
Si vous me suivez régulièrement, vous avez dû remarquer que mes goûts couvrent à la fois des blockbusters comme <strong>Naruto</strong> et des titres aussi confidentiels que <strong>Princesse Kaguya</strong>. L&rsquo;avantage d&rsquo;aller dans une librairie spécialisée, c&rsquo;est que cela m&rsquo;assure (normalement) de trouver même les petits tirages ou les éditeurs mal distribués. Et pour vous répondre : non, je ne peux pas leur commander à l&rsquo;avance, car je bouge beaucoup et que je ne sais jamais où je vais effectivement prendre mes manga.<br />
Au passage, cela signifie que je déteste les librairies spécialisées dans le manga qui consacrent une trop grande surface aux produits dérivés,<a href="http://www.komikku.fr/"> aux boites à bento,</a><a href="http://chroniques-d-un-newbie.fr/?p=1712"> et autres joyeusetés</a>, car j&rsquo;estime que cela pénalise la place qu&rsquo;elles peuvent accorder au fonds et aux nouveautés, en d&rsquo;autres termes à la diversité ; sachant que les premières séries en à en pâtir seront les moins rentables, alors que ce ne sont pas toujours les moins intéressantes.</p>
<p style="text-align: justify;">A part ça, n&rsquo;oublions pas que nous parlons de commerces, donc il est préférable d&rsquo;<u>y trouver du personnel cordial</u>. Si je me rends dans un magasin et que j&rsquo;ai l&rsquo;impression de déranger le vendeur, je ne risque plus jamais de le déranger, si vous voyez ce que je veux dire&#8230; Évidemment, si le libraire m&rsquo;est sympathique et ouvert à la discussion, c&rsquo;est encore mieux. Pas obligatoire, mais préférable. Actuellement, compte-tenu de ma localisation, je fréquente surtout une librairie BD et une librairie manga, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;affinités particulières avec les libraires mais je n&rsquo;ai strictement rien à leur reprocher ; ils sont affables, m&rsquo;indiquent où se trouvent les manga que je n&rsquo;ai pas vu parmi les myriades de nouveautés, parfois j&rsquo;échange quelques courts instants avec eux, mais cela ne va jamais plus loin. J&rsquo;estime ne pas être trop chiant comme client.<br />
Par contre, il m&rsquo;est arrivé de fréquenter deux librairies manga en particulier pour leur propriétaire, dont une qui a hélas! fermé. Eux avaient l&rsquo;avantage d&rsquo;être ouverts au dialogue, et dans le métier depuis suffisamment longtemps pour avoir des conversations très riches et beaucoup de choses à raconter ; dans la mesure où je suis de nature curieuse, je ne manquais donc jamais une occasion d&rsquo;échanger avec eux, du moment que cela ne gênait pas leur travail.<br />
Il m&rsquo;est même arrivé d&rsquo;échanger plus que cela : avec l&rsquo;ami <a href="http://www.manga-news.com/index.php/membre/Koiwai">Koiwai</a> (la moitié du chiffre d&rsquo;affaire à lui tout seul), nous avions monté un centre Pokemon à <a href="http://manganoyume.com/blog/">Manga no Yume</a>. Lorsque je vivais à Lille, je passais beaucoup de temps à cet endroit &#8211; ne vous inquiétez pas, j&rsquo;y faisais de nombreuses emplettes &#8211; bien aidé par un emploi du temps pas trop exigeant. Je m&rsquo;y sentais bien, l&rsquo;ambiance y était chaleureuse, j&rsquo;y ai croisé de nombreux autres passionnés, et c&rsquo;était toujours un plaisir de parler avec Hugues, le libraire.</p>
<p style="text-align: justify;">Un dernier point à noter : <u>l&rsquo;achat en magasin permet de vérifier le livre</u> avant de passer à la caisse, et cela fournit en cas de pépin un service après-vente plus accessible.<br />
Ne vous y trompez pas : quitte à acheter en magasin, autant en choisir un convivial et à taille humaine, mais je ne suis pas non plus un défenseur acharné du petit commerce. Ce que je dis ici fonctionne car je partage mon temps entre deux grandes villes, mais si le trajet à effectuer pour y aller était trop conséquent à mon goût, j&rsquo;utiliserais internet. J&rsquo;y ai déjà recours quand j&rsquo;estime que je ne pourrai me rendre dans une librairie prochainement, ou pour un article de fonds que je ne trouve pas chez mes fournisseurs, sachant qu&rsquo;ils ne disposent pas du même espace de stockage ; sans parler des titres que je commande en import. A une époque, j&rsquo;effectuais même la totalité de mes achats de manga par ce biais, car je ne trouvais aucune boutique à ma convenance ; aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est seulement occasionnel.<br />
Pour revenir sur l&rsquo;absence de conseil &#8211; faisant perdre au libraire une part de sa fonction &#8211; ce n&rsquo;est pas quelque chose que je regrette, car j&rsquo;estime avoir déjà largement assez de séries en cours ou que j&rsquo;aimerais commencer, et il ne m&rsquo;arrive que très rarement de regretter mes choix ; mes méthodes de sélection sont parfaitement au point.<br />
Une note amusante pour finir : la dernière fois que je me suis rendu chez mon libraire manga, c&rsquo;est plutôt moi qui lui ai conseillé <strong>Kamakura Diary</strong> ; il sort tellement de nouveautés que, alors qu&rsquo;il adore <strong>Banana Fish</strong>, il n&rsquo;avait pas remarqué que Kana venait de publier une autre série de l&rsquo;auteur. J&rsquo;espère qu&rsquo;il aura apprécié cette lecture.</p>
<p style="text-align: justify;">Et vous, où achetez-vous vos manga, et qu&rsquo;attendez-vous de ces endroits ?</p>
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		<title>Comment ne pas t&#8217;aimer, les débuts de la branche manga de Black Box</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 19:59:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Oldies]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/134.jpg" alt="" width="342" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16977" /></p>
<p style="text-align: justify;">Black Box est un éditeur DVD dont j&rsquo;ai suivi le parcours avec intérêt, même si j&rsquo;étais plus client de leurs premiers titres, à l&rsquo;époque où il s&rsquo;agissait encore de RG Square et de leur label Black Bones. Maintenant, ils ont décidé de venir gonfler les rangs des éditeurs de manga ; et je viens justement de terminer leur première série : <strong>Comment ne pas t&rsquo;aimer</strong>.</p>
<p><span id="more-16976"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ayumi Fujita débarque à Yokohama pour ses études, mais c&rsquo;est surtout l&rsquo;occasion pour elle de quitter le cocon familial et de s&rsquo;inscrire dans un établissement mixte. Elle s&rsquo;installe dans une petite pension de famille dont les propriétaires pensent reconnaitre en elle leur fils disparu, et doit désormais cohabiter avec deux filles étranges : Asami et Ikuko.<br />
A l&rsquo;université, elle fait la connaissance de Narushima, un autre élève, dans des circonstances pour le moins mouvementées.</em></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un pari risqué que fait Black Box en commençant leur carrière dans le manga avec <strong>Comment ne pas t&rsquo;aimer</strong> ; en effet, nous ne pouvons pas dire que les shôjo du début des années 80 (celle-ci date de 1983) fonctionnent particulièrement bien en France. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus valable avec une mangaka complètement inconnue dans l&rsquo;Hexagone. D&rsquo;habitude, les nouveaux éditeurs se lancent avec des titres beaucoup plus récents, ou alors avec du Osamu Tezuka, dans la mesure où Tezuka Productions accepte de travailler avec des maisons inexpérimentées et demande peu de droits d&rsquo;auteur.<br />
Black Box a trouvé une autre solution : piocher sur le site <a href="http://www.j-comi.jp/">J-Comi</a>, une plate-forme lancée par Ken Akamatsu, proposant des manga en arrêt de commercialisation au Japon et dont les droits ont souvent été récupérés par leurs auteurs. L&rsquo;éditeur a aussi décidé de s&rsquo;auto-distribuer, de la même façon que Tonkam à ses débuts, ce qui leur permet apparemment d&rsquo;être rentable à partir d&rsquo;un faible volume de ventes (environ 500 exemplaires). Une technique qui devrait donc leur permettre de publier des titres au potentiel commercial limité.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ça, c&rsquo;est bien joli, mais que pouvons-nous dire de <strong>Comment ne pas t&rsquo;aimer</strong> ? En premier lieu, qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un titre banal.<br />
Oui, je sais, ce n&rsquo;est pas forcément un compliment. Mais il faut aussi savoir remettre ce manga dans son contexte : cette gentille comédie romantique du début des années 80 est banale, mais elle appartient à une catégorie bien précise tellement peu représentée en France que, de fait, elle s&rsquo;impose dores et déjà comme un incontournable. Cette catégorie, et bien c&rsquo;est justement celle des gentilles comédies romantiques du début des années 80.<br />
Le marché français est ainsi fait que nous trouvons des époques et des genres sur-représentés, là où d&rsquo;autres restent quasi absents. C&rsquo;est le cas ici. En soi, <strong>Comment ne pas t&rsquo;aimer</strong> n&rsquo;a rien d&rsquo;extraordinaire, rien d&rsquo;exceptionnellement mémorable, mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un titre sympathique, drôle, et distrayant. Il y aurait de quoi faire une indigestion si nous en lisions trop &#8211; un peu comme avec la chantilly &#8211; mais cela n&rsquo;est pas près d&rsquo;arriver, même si l&rsquo;éditeur a dores et déjà annoncé deux autres manga de l&rsquo;auteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment ne pas t&rsquo;aimer</strong> raconte tout simplement le quotidien d&rsquo;Ayumi, une Japonaise de 18 ans (donc pas encore adulte au regard de la loi nippone) qui a décidé de déménager pour ses études, mais plus par envie de s&rsquo;émanciper et de voir le monde que vraiment pour apprendre un métier. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs une constante dans nombre de manga : l&rsquo;université apparait avant tout comme un moyen de profiter de sa jeunesse, une étape dans la vie d&rsquo;un individu en attendant de reprendre l&rsquo;affaire familiale, ou de rentrer dans n&rsquo;importe quelle grande entreprise qui n&rsquo;aura qu&rsquo;un lointain rapport avec son cursus scolaire&#8230; Étrange de la part d&rsquo;un pays qui mise tout sur les études. Et d&rsquo;un autre côté, il parait que les étudiants passent plus de temps dans leur club ou à leur <em>baito</em> qu&rsquo;en classe, donc ceci doit expliquer cela. Mais je m&rsquo;égare.<br />
Ayumi, donc, jeune femme qui n&rsquo;a jamais connu les bonheurs de l&rsquo;enseignement mixte, se retrouve un peu perdue dans sa nouvelle vie, entourée d&rsquo;éléments pour le moins excentriques avec qui le contact n&rsquo;est pas toujours facile. Nous suivrons leurs joies, leurs peines, leurs drames, et surtout leurs amours compliqués.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui fait la différence, ce sont tout d&rsquo;abord des personnages bien écrits, rapidement attachants malgré leurs défauts : la candide Ayumi, Hirai le faux dragueur, Asami la gentille peau de vache, Ikuko la bosseuse obsessionnelle, Narushima le rêveur, et un couple de personnes âgées un peu à l&rsquo;Ouest mais charmants. Plus d&rsquo;autres qui apparaitront au fil du récit. Et comme ils sont attachants, il devient plaisant de découvrir leurs petites aventures de tous les jours, et les liens qui les unissent les uns aux autres.<br />
Son autre atout, c&rsquo;est ce style des années 80, qui outre le fait de proposer un témoigne sur la société japonaise, impose à ce titre les spécificités des manga de l&rsquo;époque. Nous y trouvons des mimiques passées de mode, idéales pour désamorcer une situation compliquée, ainsi qu&rsquo;une ambiance bon enfant, nostalgique et gentiment rétro, assez unique en son genre et que nous ne retrouvons plus dans la production actuelle. Chaque période a ses modes, ses particularités, et ce qui devait paraitre commun lorsque ce manga a été écrit devient ici un authentique argument de vente.<br />
J&rsquo;ai trouvé dans <strong>Comment ne pas t&rsquo;aimer</strong> absolument tout ce que je recherchais : des personnages touchants, un ton daté mais attrayant, les codes graphiques du début des années 80, et de petites touches d&rsquo;humour du meilleur effet. Nul doute que je prendrai les autres titres de l&rsquo;auteur qui ont été dores et déjà annoncés par l&rsquo;éditeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant l&rsquo;édition elle-même, je dirai que c&rsquo;est du beau travail pour une première tentative. Le format rappelle celui employé par certains éditeurs américains, mais avec un papier de meilleur qualité. Je n&rsquo;ai trouvé aucune inversion de bulle ou faute d&rsquo;orthographe, malheureusement il y a tout-de-même des défauts. Le principal, et pas des moindres, c&rsquo;est que les scans utilisés par l&rsquo;éditeur ne sont pas parfaitement nettes, et sur un format plus imposant que celui utilisé habituellement, cela ne pardonne pas ; de nombreux contours apparaissent flous, voire pixelisés, et évidemment ce n&rsquo;est pas agréable à l’œil ; je ne sais pas d&rsquo;où peut bien venir le problème, mais cela touche parfois des dialogues pourtant rajoutés pour l&rsquo;édition française. Cela ne gâche pas la lecture, mais le problème reste visible donc dommageable.<br />
Gageons qu&rsquo;ils apprendront de leurs erreurs et nous proposerons un meilleur travail par la suite ; mais nous sentons dores et déjà des efforts et une volonté de bien faire avec cette première série.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/135.jpg" alt="" width="346" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16986" /></p>
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		<title>Ces manga que les lecteurs de manga ne lisent pas</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jun 2013 09:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à une discussion avec d&#8217;autres lecteurs à propos du manga PIL de Mari Yamazaki, j&#8217;ai eu envie de pousser un petit coup de gueule. En effet, il y a deux types de manga : ceux qui sont lus par &#8230; <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/06/15/ces-manga-que-les-lecteurs-de-manga-ne-lisent-pas/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/112.jpg" alt="" width="358" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16888" /></p>
<p style="text-align: justify;">Suite à une discussion avec d&rsquo;autres lecteurs à propos du manga <a href="http://yinism.wordpress.com/2013/06/11/pil/"><strong>PIL</strong></a> de Mari Yamazaki, j&rsquo;ai eu envie de pousser un petit coup de gueule.<br />
<span id="more-16884"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, il y a deux types de manga : ceux qui sont lus par des lecteurs de manga, et les autres. Les autres, ce sont des titres qui parlent plus à un lectorat issus de la BD européenne traditionnelle, que ce soit en raison de leur dessin, des thèmes qu&rsquo;ils abordent, ou car leur statut de classique attire cette tranche bien spécifique du lectorat. Si des auteurs comme Jiro Taniguchi, Shigeru Mizuki, ou Osamu Tezuka continuent à faire les beaux jours de nos librairies, ce n&rsquo;est certainement pas grâce aux lecteurs de manga, lesquels préfèrent se cantonner à des œuvres modernes ou qui ressemblent plus à l&rsquo;image qu&rsquo;ils ont de ce média.<br />
D&rsquo;ailleurs, certains éditeurs ne s&rsquo;y sont pas trompé, tel que Casterman, Cornélius, IMHO, Le Lézard Noir, FLBLB, ou plus récemment <a href="http://www.paoru.fr/2013/03/28/itw-editeur-a-la-decouverte-disan-manga/">Isan Manga</a> ; pour la plupart des indépendants, qui ont compris qu&rsquo;il y avait un marché à conquérir grâce à des titres anciens ou tout simplement &laquo;&nbsp;différents&nbsp;&raquo;, quitte à ne parler qu&rsquo;à cette catégorie réduite de lecteurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/114.jpg" alt="" width="359" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16895" /></p>
<p style="text-align: justify;">A bien y regarder, presque tous les éditeurs qui aujourd&rsquo;hui travaillent dans le manga, disposent dans leur catalogue de séries qui parleront plus à un lectorat occasionnel amateur de BD occidental, ou qui réussiront l&rsquo;exploit de convenir à ces deux publics. <strong>Les Gouttes de Dieu</strong> et <strong>Chi, une Vie de Chat</strong> chez Glénat, <strong>Thermae Romae</strong> chez Sakka (la branche manga de Casterman), <strong>Bride Stories</strong> chez Ki-oon, <strong>Billy Bat</strong> chez Pika,&#8230; Certains auront même leurs propres collections destinées à ces lecteurs bien spécifiques, comme Made In et Sensei chez Kana, ou Latitudes chez Ki-oon. Latitudes qui permet d&rsquo;ailleurs de republier <strong>Bride Stories</strong> sous un format plus proche de notre BD &#8211; donc qui parlera plus à ses adeptes &#8211; sans pour autant pénaliser ceux qui préfèrent les manga standards.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/115.jpg" alt="" width="360" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16897" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le grand spécialiste de ces titres grand public, c&rsquo;est sans doute Kurokawa. Je n&rsquo;ai pas réussi à retrouver cette interview de <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/06/02/animation-japonaise-et-marche-francais-du-manga-rencontre-avec-gregoire-hellot/">Grégoire Hellot</a> datant de son arrivée chez Fleuve Noir pour élaborer leur catalogue manga, mais je crois me souvenir qu&rsquo;il ne se présentait pas comme un passionné, à la différence de quelques-uns de ses concurrents ; il s&rsquo;intéresse plus aux jeux-vidéo &#8211; c&rsquo;est sans doute pour cela qu&rsquo;il parle Japonais &#8211; et reste un lecteur plutôt dilettante. Cela explique probablement pourquoi il travaille aussi énormément sur des lectorats différents de ceux couramment courtisés par les éditeurs : les enfants, les amateurs de jeux vidéo, et tout simplement le grand public ; pour autant, il n&rsquo;en oublie pas les habitués. Et la reconnaissance dont bénéficie un titre comme <strong>Vinland Saga</strong> témoigne de sa réussite.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/116.jpg" alt="" width="353" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16898" /></p>
<p style="text-align: justify;">Entendons-nous bien : ce que fait un éditeur comme Kurokawa ne me dérange pas le moins du monde. Il a bien raison de chercher à toucher de nouveaux lecteurs. Mais surtout, il a décidé de conserver le format classique des manga, et les prix qui lui sont associé ; rien ne différencie à priori, dans son catalogue, les titres destinés aux amateurs de manga, et ceux plus à même d&rsquo;intéresser d&rsquo;autres publics. Mais il n&rsquo;en va pas toujours de même.<br />
Quand un éditeur souhaite toucher un lecteur de BD, il peut être tenté de le draguer, voire de le rassurer, quitte à effacer certaines spécificités du manga. Cela passe dans un premier temps par une sur-adaptation des dialogues, afin de supprimer toutes les références ou les détails qui ne poseraient aucun problème à un habitué, mais qui pourraient surprendre le néophyte. Heureusement, nombre de ces titres soit ne se déroulent pas au Japon, soit ne recourent pas aux codes les plus stéréotypés du manga moderne ; mais ce n&rsquo;est pas non plus le cas pour tous, puisqu&rsquo;il sera difficile de trouver plus &laquo;&nbsp;japonais&nbsp;&raquo; que <strong>Les Vacances de Jésus &#038; Bouddha</strong> et <strong>Thermae Romae</strong>. Une pratique qui pourra déplaire aux non-néophytes.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/117.jpg" alt="" width="353" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16899" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais ça, encore, ce n&rsquo;est rien. J&rsquo;ai mentionné tantôt le format de la collection Latitudes de Ki-oon, en précisant que dans le cas de <strong>Bride Stories</strong>, le lecteur avait finalement le choix entre ce format et le traditionnel. Ce n&rsquo;est pas le cas chez tout le monde. Certains semblent partir du principe que pour vendre à un lecteur de BD, il faut ressembler à une BD ; ce qui implique un papier plus proche du A4, plus imposant, avec parfois même un sens de lecture inversé. D&rsquo;une certaine façon, cela correspond à une version &laquo;&nbsp;luxe&nbsp;&raquo; du manga. Évidemment, le luxe a un prix. Un prix que peut peut-être se permettre un lecteur de BD, qui dépense moins pour ses séries régulières en raison de leur rythme de publication ou déjà entré dans la vie active (là où le manga est encore associé à un lectorat jeune).</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/119.jpg" alt="" width="351" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16902" /></p>
<p style="text-align: justify;">Lors d&rsquo;une interview récente, le co-fondateur d&rsquo;Isan Manga a avoué que, même s&rsquo;il vendait des manga, il ciblait principalement les collectionneurs, les médiathèques, les bibliothèques municipales,&#8230; mais pas les lecteurs de manga. Et le fait que les œuvres japonaises publiées dans la collection Ecritures de Casterman soient en sens de lecture occidental, tend à prouver qu&rsquo;eux aussi se désintéressent de ces habitués. Dans un sens, ils ont raison : s&rsquo;ils estiment que c&rsquo;est en recourant à ces artifices qu&rsquo;ils amélioreront leurs ventes, et que les lecteurs de manga ne représentent qu&rsquo;une quantité négligeable dont ils peuvent se passer, pourquoi se gêner ?<br />
Seulement, j&rsquo;appartiens à cette &laquo;&nbsp;quantité négligeable&nbsp;&raquo;, et je ne suis pas le seul. Je lis des manga, donc voir un éditeur de manga me snober, je ne risque pas de bien le prendre. Bordel, quel intérêt de s&rsquo;appeler Isan <u>Manga</u> dans ces conditions ? Leurs deux titres de Yumiko Igarashi auraient pu m&rsquo;intéresser s&rsquo;ils avaient été proposés à un prix correct ; là, près de 30€ pour un produit inutilement luxueux, dont la moitié de l&rsquo;épaisseur vient d&rsquo;un texte tombé dans le domaine public, c&rsquo;est de l&rsquo;abus. Alors que quand Glénat a publié son <strong>Heidi</strong> dans sa collection Kids, je n&rsquo;ai pas hésité une seule seconde pour l&rsquo;acheter.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/118.jpg" alt="" width="354" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16901" /></p>
<p style="text-align: justify;">Je me trouve dans une situation délicate. D&rsquo;un côté, j&rsquo;aime les classiques du manga, les vieux shôjo, et les auteurs comme Osamu Tezuka et Shotaro Ishinomori. De l&rsquo;autre, les éditeurs ont décidé que je ne les intéressais pas suffisamment, donc que si je voulais acquérir leurs œuvres, il faudrait que je passe à la caisse. Ils justifient leurs prix par un format dont je me contrefiche éperdument. Je suppose qu&rsquo;ils savent ce qu&rsquo;ils font, que cela leur permet réellement de toucher plus de monde et de rentrer dans leurs frais. Mais c&rsquo;est vexant, forcément.<br />
Si je voulais voir l&rsquo;aspect positif, je dirais que sans ce lectorat bien particulier, prêt à lire des classiques et à les acheter à ce tarif, de nombreux titres ne seraient tout simplement jamais sortis en France. Seulement, si je ne peux pas les lire, cela me fait une belle jambe. Vous me direz, nous avons toujours le choix de les prendre ou non, et que si nous n&rsquo;en avons pas les moyens, tant pis pour nous. Je vous répondrai que, si je le voulais, je pourrais les acheter ; mais je considère qu&rsquo;il y a des limites au foutage de gueule. Pour le prix d&rsquo;un Isan Manga, vous pouvez avoir un tome de <strong>Sabu &#038; Ichi</strong> ou de <strong>Kamui-den</strong> de plus de 1000 pages ; voyez la différence. Et puis, il y a des limites à ce que je suis prêt à investir, tout simplement ; le <strong>Madame Bovary</strong> de Yumiko Igarashi, à moins de 10€, je l&rsquo;aurais pris. Par contre, s&rsquo;ils devaient publier <strong>They Were Eleven</strong>, même à 30€ je me ferais violence.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/120.jpg" alt="" width="351" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16904" /></p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, et pour finir, je rajouterai que tout n&rsquo;est pas nécessairement la faute des éditeurs. J&rsquo;ai des doutes quant à l&rsquo;utilité de modifier le format pour attirer les lecteurs de BD, même si dans un coin de mon esprit, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que ces changements servent surtout à justifier un prix plus élevé, pour des titres plus difficilement rentables ; mais je suppose que s&rsquo;ils ne l&rsquo;étaient pas, ils auraient arrêté d&rsquo;en publier depuis longtemps, même si cela leur donne une bonne image et leur permet de briller en festival ou dans les pages de Télérama. La première fois que j&rsquo;ai entendu le nom d&rsquo;Osamu Tezuka à la télévision, c&rsquo;était dans la bouche de Gérard Miller ; cela en dit long sur le public visé.<br />
Mais finalement, et pour revenir au titre de ce billet, si les lecteurs de manga ne lisent pas ces œuvres en particulier, c&rsquo;est parce qu&rsquo;elles ne les intéressent pas le moins du monde ! Nous ne sommes certainement qu&rsquo;une minorité à lire à la fois Masashi Kishimoto et Shotaro Ishinomori, quelques vieux de la vieille, des individus plus curieux que les autres, pour qui le mot &laquo;&nbsp;daté&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas nécessairement synonyme de reproche. Cela n&rsquo;ira pas plus loin. Nous ne sommes pas assez nombreux pour être pris en considération par les éditeurs.<br />
Réjouissons-nous tout-de-même qu&rsquo;il reste en France des lecteurs pour ces classiques et ces manga &laquo;&nbsp;d&rsquo;auteur&nbsp;&raquo;, car cela nous permet malgré tout de trouver de temps à autre des œuvres imprévues pour lesquelles ne serions effectivement prêts à mettre le prix. Les shôjo ne recourant pas à la comédie romantique n&rsquo;ont hélas! pas cette chance.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/113.jpg" alt="" width="357" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16894" /></p>
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		<title>Princesse Kaguya</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 16:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>

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		<description><![CDATA[Enfants, plusieurs orphelins élevés sur une petite île japonaise ont été témoins de sacrifices humains en l&#8217;honneur de la Princesse Kaguya. Ils réussirent à fuir et à se trouver de nouvelles familles, mais s&#8217;aperçurent bien vite que le sort les &#8230; <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/06/14/princesse-kaguya/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/15.jpg" alt="" width="329" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16856" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Enfants, plusieurs orphelins élevés sur une petite île japonaise ont été témoins de sacrifices humains en l&rsquo;honneur de la Princesse Kaguya. Ils réussirent à fuir et à se trouver de nouvelles familles, mais s&rsquo;aperçurent bien vite que le sort les frappait systématiquement lorsqu&rsquo;ils atteignaient l&rsquo;âge fatidique de 16 ans.<br />
Pour mettre fin à cette malédiction, ils n&rsquo;ont d&rsquo;autre choix que de retourner sur l&rsquo;île de leurs cauchemars.</em><br />
<span id="more-16854"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/17.jpg" alt="" width="200" height="304" class="alignright size-full wp-image-16868" />Les shôjo ne se cantonnent pas aux simples histoires d&rsquo;amour. Je l&rsquo;ai déjà indiqué maintes fois, mais les shôjo, c&rsquo;est du sérieux. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus valables avec des femmes mangaka beaucoup plus promptes que leurs homologues masculins à intégrer des éléments glauques et dérangeants à leurs histoires.<br />
<strong>Princesse Kaguya</strong> incarne à lui-seul tout le potentiel d&rsquo;une vague fantastique à la limite de l&rsquo;horrifique dans le shôjo manga. Malheureusement, il s&rsquo;agit aussi du parfait exemple du shôjo ambitieux, profond, et mémorable, qui se vautre complètement sur le marché français, justement car il casse des préjugés bien installés chez nos compatriotes.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/16.jpg" alt="" width="200" height="304" class="alignleft size-full wp-image-16867" />En même temps, il faut bien avouer qu&rsquo;il est très compliqué de parler de <strong>Princesse Kaguya</strong>. Le synopsis donné plus haut résume bien le début de ce manga, mais ne rend absolument pas compte de son évolution au fil des tomes, qu&rsquo;il serait impossible de décrire à moins de devoir révéler des éléments majeurs de l&rsquo;intrigue. Il faudra donc faire confiance au lecteur qui vous recommandera ce titre, sans chercher à trop se renseigner sur la suite des événements pour garder intact tout le plaisir lié à sa découverte progressive. Car les révélations ne manqueront pas, dévoilant un scénario élaboré parfaitement maitrisé de la part de son auteur.<br />
La question qui se pose maintenant : comment faire l&rsquo;article de ce manga &#8211; car il est entendu que je l&rsquo;apprécie tout particulièrement &#8211; sans pouvoir m&rsquo;appesantir sur nombre de ses points forts ?</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/18.jpg" alt="" width="250" height="380" class="alignright size-full wp-image-16870" />Dans un premier temps, il convient de rappeler de quoi parle la légende de la princesse Kaguya, bien connue des Japonais et maintes fois reprises dans des oeuvres aussi diverses que <strong>Queen Millenia</strong>, <strong>Ayashi no Ceres</strong>, ou <strong>Sailor Moon</strong>.<br />
Un jour, un vieux coupeur de bambou découvre une enfant minuscule, que sa femme et lui décident d&rsquo;élever comme leur propre fille, et qu&rsquo;ils appellent Kaguya-hime, ou &laquo;&nbsp;la princesse lumineuse&nbsp;&raquo;. Arrivée à l&rsquo;âge adulte, sa grande beauté en fait l&rsquo;objet de toutes les convoitises, y compris celle de l&rsquo;empereur ; aussi décide-t-elle d&rsquo;imposer à ses prétendants des épreuves impossibles à réussir, afin de les éconduire. Kaguya-hime justifie son comportement car elle ne vient pas de notre monde, et ne peut donc s&rsquo;unir à un humain. Puis le peuple de la Lune vient la chercher, et la ramener dans son monde d&rsquo;origine ; elle s&rsquo;envole alors grâce à sa robe de plumes.<br />
Dans une autre version de l&rsquo;histoire, sa robe de plumes lui a été dérobée par un humain, l&rsquo;empêchant de retourner parmi les siens.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/111.jpg" alt="" width="200" height="305" class="alignleft size-full wp-image-16875" />Dans <strong>Princesse Kaguya</strong>, les personnages sont confrontés au début à ce qu&rsquo;ils prennent pour une secte d&rsquo;adorateurs de la princesse Kaguya, qui élève des enfants comme eux sur une petite île reculée pour servir de sacrifices humains lorsqu&rsquo;ils arrivent à l&rsquo;âge de 16 ans ; le tout sous le couvert d&rsquo;un orphelinat. Ils s&rsquo;enfuient, se dispersent dans la société japonaise, et certains se perdent de vue ; mais ils apprennent rapidement que le malheur continue de les frapper lorsqu&rsquo;ils entrent dans leur 16ème année, d&rsquo;où la nécessité de se réunir et de rejoindre l&rsquo;île.<br />
Deux d&rsquo;entre eux ont gardé des liens très forts : Yui et Midori. Leur premier objectif consiste à retrouver Akira, la seule fille du groupe, et à effacer toute trace de son existence pour la dissimuler aux yeux de ceux qui les poursuivent. Akira, depuis son arrivée au Japon, a été adoptée par une artiste peintre qui nourrit une liaison des plus ambiguë avec elle, au grand désespoir de sa fille biologique, elle-aussi folle amoureuse de cette adolescente aux traits androgynes.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/19.jpg" alt="" width="250" height="377" class="alignright size-full wp-image-16872" />Vous l&rsquo;aurez compris, <strong>Princesse Kaguya</strong> cultive le mystère d&rsquo;entrée de jeu, avec son côté horrifique et son histoire de malédiction dont nous pouvons décemment nous demander s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un élément fantastique ou de la manifestation d&rsquo;un cerveau malade. Une des forces de ce manga, c&rsquo;est que nous n&rsquo;en saurons jamais tellement plus que les personnages eux-mêmes sur les nombreuses zones d&rsquo;ombre qui entourent leur existence. Nous les suivrons donc dans leur quête non seulement pour leur propre survie, mais aussi pour découvrir ce que cachent ces sacrifices et leur présence sur l&rsquo;île dans leur enfance.<br />
Ces mystères ne sont pas là juste pour attirer le lecteur, car ils connaitront des explications et des évolutions des plus réussies, et souvent aussi inattendues que géniales. Impossible de dire qu&rsquo;il y ait tromperie sur la marchandise.<br />
Comme le montre bien la relation à la limite du masochisme entre Akira, sa mère adoptive, et la fille de celle-ci, ce manga ne rechigne pas à mettre en scène des éléments que la morale réprouverait. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;un autre élément important de l’œuvre : son côté sombre ; la mangaka n&rsquo;hésite pas à confronter ses personnages à des événements perturbants, à des individus instables et dérangés, à des traumatismes, voire à la mort elle-même. C&rsquo;est aussi ce qui lui permet de surprendre son lectorat, car rien n&rsquo;est jamais sur des rails et tout peut arriver, pour le meilleur mais surtout le pire.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/110.jpg" alt="" width="200" height="304" class="alignleft size-full wp-image-16874" />Difficile d&rsquo;en dire plus sans commencer à en dire trop. J&rsquo;ai évoqué les bases des premiers tomes, l&rsquo;aspect adulte, dérangeant, et parfois glauque du scénario et des protagonistes, la présence de moult mystères et des révélations originales qui vont avec, et son manque cruel de succès auprès du public francophone ; ce qui en l&rsquo;occurrence serait aussi un compliment, étant bien entendu que le public en question a globalement des goûts de chiotte, surtout en matière de shôjo. Car oui, quand le tome 1 de <strong>Kamakura Diary</strong> s&rsquo;écoule à peine 600 exemplaires, si ça ce n&rsquo;est pas une preuve, je ne sais pas ce que c&rsquo;est ! Mais je digresse. D&rsquo;autant plus qu&rsquo;un tome de <strong>Princesse Kaguya</strong> se vend encore moins, mais que pour le coup, Panini Comics mérite notre admiration car ils maintiennent la série dans leurs plannings.<br />
Voilà, j&rsquo;ai conscience que ma chronique était un peu légère, et même temps, je ne peux m&rsquo;étendre d&rsquo;avantage. Aussi suis-je obligé de me limiter à mon ressenti en tant que lecteur, en tentant de ne pas trop recourir aux superlatifs. La publication de <strong>Princesse Kaguya</strong> n&rsquo;est pas encore terminée en France, mais ce que j&rsquo;en ai lu me pousse à le considérer comme un des meilleurs titres sur le marché à l&rsquo;heure actuelle, car rien n&rsquo;y manque : des personnages torturés, un scénario élaboré et riche en surprise, des émotions fortes, et un dessin d&rsquo;une grande finesse. Si après ça, vous n&rsquo;avez pas au moins la curiosité de le lire, je ne sais plus quoi rajouter.</p>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Animation japonaise et marché français du manga : rencontre avec Grégoire Hellot</title>
		<link>http://gemini.neetwork.net/2013/06/02/animation-japonaise-et-marche-francais-du-manga-rencontre-avec-gregoire-hellot/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Jun 2013 10:20:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Animes]]></category>

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		<description><![CDATA[The Civilization Blaster, Les Vacances de Jésus &#38; Bouddha, Arata, Secret Service &#8211; Maison de Ayakashi, Magi, Nozokiana, et bientôt Silver Spoon, le catalogue Kurokawa propose actuellement de nombreuses licences récemment adaptées pour la télévision japonaise. L&#8217;éditeur fût aussi un &#8230; <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/06/02/animation-japonaise-et-marche-francais-du-manga-rencontre-avec-gregoire-hellot/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/120.jpg" alt="Nozokiana" width="352" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16770" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.kurokawa.fr/site/the_civilization_blaster_t1_&#038;100&#038;9782351426722.html">The Civilization Blaster</a></strong>, <strong><a href="http://www.kurokawa.fr/site/les_vacances_de_jesus_et_bouddha_t1_&#038;100&#038;9782351425879.html">Les Vacances de Jésus &amp; Bouddha</a></strong>, <strong><a href="http://www.kurokawa.fr/site/arata_t1_&#038;100&#038;9782351425138.html">Arata</a></strong>, <a href="http://www.kurokawa.fr/site/secret_service_maison_de_ayakashi_t1_&#038;100&#038;9782351427118.html"><strong>Secret Service &#8211; Maison de Ayakashi</strong></a>, <strong><a href="http://www.kurokawa.fr/site/magi_t1_&#038;100&#038;9782351425848.html">Magi</a></strong>, <strong><a href="http://www.kurokawa.fr/site/nozokiana_t1_&#038;100&#038;9782351427248.html">Nozokiana</a></strong>, et bientôt <strong><a href="http://www.kurokawa.fr/site/silver_spoon_t1_&#038;100&#038;9782351428344.html">Silver Spoon</a></strong>, le catalogue <a href="http://www.kurokawa.fr/site/page_accueil_site_editions_kurokawa&#038;1.html">Kurokawa</a> propose actuellement de nombreuses licences récemment adaptées pour la télévision japonaise. L&rsquo;éditeur fût aussi un pionnier dans le domaine des manga destinés à un jeune public, pour la plupart issus de projets multimédias impliquant notamment l&rsquo;animation.<br />
Pour savoir si ces adaptations pouvait avoir un impact sur la communication et la politique d&rsquo;un éditeur, nous avons eu la chance de nous entretenir avec Gregoire Hellot, directeur de collection chez Kurokawa, qui a accepté de nous consacrer un peu de son temps.<br />
<span id="more-16399"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Gemini : Plusieurs manga publiés en France par Kurokawa ont récemment été adaptés pour la télévision, et d&rsquo;autres le seront prochainement. Considérez-vous cela comme une publicité gratuite ?</em><br />
Gregoire Hellot : Bien sûr, avoir un manga adapté en dessin animé apporte beaucoup de visibilité. Sans compter qu&rsquo;il existe un grand nombre d&rsquo;amateurs de mangas qui aujourd&rsquo;hui sont rassurés quand un manga connaît une adaptation. Ils se disent &laquo;&nbsp;si ce manga est devenu un animé, c&rsquo;est qu&rsquo;il doit être bon&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>G : Suivez-vous les annonces d&rsquo;adaptation des séries que vous publiez ?</em><br />
GH : Bien sûr, mais en général nous avons des informations bien avant les révélations officielles nous permettant d&rsquo;adapter notre stratégie éditoriale en conséquence.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>G : Répercutez-vous ces informations auprès de vos lecteurs, par exemple via votre site ou les réseaux sociaux ?</em><br />
GH : Tout à fait, dans la mesure du possible nous essayons aussi de projeter des extraits ou des bandes-annonces sur nos stands lors de différents évènements comme Japan Expo ou le Salon du Livre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>G : Adaptez-vous votre communication en fonction des adaptations, par exemple en mettant l&rsquo;accent sur un titre en parallèle de sa diffusion ?</em><br />
GH : Tout dépend de sa diffusion en France. Si un dessin animé est diffusé à la télévision nous allons régulièrement le rappeler sur nos réseaux sociaux en partenariat avec les diffuseurs. Si le dessin animé n&rsquo;est disponible qu&rsquo;au Japon, nous en parlerons de manière plus informative.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>G : Suite à la diffusion d&rsquo;une adaptation, même si celle-ci n&rsquo;a pas été licenciée en France, vous arrive-t-il d&rsquo;observer une augmentation des ventes ?</em><br />
GH : Tout dépend de la manière dont ont été diffusés les épisodes. Si le dessin animé est visible sur une grande chaine nationale comme avec <strong><a href="http://www.kurokawa.fr/site/inazuma_eleven_t1_&#038;100&#038;9782351426388.html">Inazuma Eleven</a></strong> sur Gulli, le résultat est foudroyant. S&rsquo;il s&rsquo;agit de streaming payant comme avec <strong>Magi</strong>, l&rsquo;effet est là mais beaucoup plus ténu.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>G : Vous arrive-t-il de choisir une licence en fonction de l&rsquo;existence d&rsquo;une adaptation, ou de l&rsquo;annonce d&rsquo;une prochaine adaptation ?</em><br />
GH : Plus qu&rsquo;une simple adaptation en animé c&rsquo;est un vrai projet multimédia qui peut motiver pour sortir un titre en France, comme les titres pour la jeunesse par exemple qui ne peuvent fonctionner à pleine puissance qu&rsquo;avec une synergie efficace de TV, de jouets, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>G : Les titres internationaux ou français des manga correspondent rarement au titre japonais sous lequel le public connait ces adaptations. Pensez-vous que cela peut poser problème à ce public, pour faire la relation entre l&rsquo;anime au manga ?</em><br />
GH : Si le dessin animé est distribué officiellement en France en général il y a un consensus sur la manière dont le titre sera adapté. Si le manga est le premier à sortir, on rencontre l&rsquo;éditeur vidéo qui va essayer de se plier à notre traduction. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une œuvre multimédia pilotée de très haut comme <strong><a href="http://www.kurokawa.fr/site/pokemon_noir_et_blanc_t1_&#038;100&#038;9782351426548.html">Pokemon</a></strong> ou <strong>Inazuma Eleven</strong>, le problème est inverse et nous ne sommes qu&rsquo;un &laquo;&nbsp;licencié&nbsp;&raquo; d&rsquo;une grosse marque. Nous devons donc suivre un guide précis établi très en amont par le comité de production.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>G : Vous arrive-t-il de considérer une adaptation comme une mauvaise chose pour l&rsquo;éditeur français ? Y a-t-il un risque qu&rsquo;une adaptation ait un impact sur le coût de la licence pour le manga ?</em><br />
GH : Je n&rsquo;ai pas en tête d&rsquo;exemple d&rsquo;une adaptation qui fusse &laquo;&nbsp;toxique&nbsp;&raquo; pour un manga. Peut-être pour des mangas plus anciens où le dessin animé se retrouve plus &laquo;&nbsp;joli&nbsp;&raquo; que l’œuvre originale, mais ce n&rsquo;est pas vraiment le cas avec les œuvres d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<br />
Pour ce qui est de l&rsquo;impact d&rsquo;un coût&#8230; tout dépend de la compétition qu&rsquo;il y aura autour de ce titre suite à l&rsquo;annonce de son adaptation.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>G : Merci beaucoup Grégoire pour cet entretien.</em></p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/13.jpg" alt="" width="500" height="325" class="alignnone size-full wp-image-16784" /></p>
<p style="text-align: justify;">Que pouvons-nous retenir de cet entretien ? Déjà, que comme au Japon, l&rsquo;anime fait aussi office de publicité pour le format papier, quand il s&rsquo;agit d&rsquo;une adaptation. Cela peut paraitre évident à priori, mais il faut bien considérer que la situation en France est très différente du Japon, dans la mesure où la diffusion est beaucoup plus confidentielle, voire souvent illégale. Toutefois, la multiplication récente des plate-formes de <em>streaming</em>, permet probablement d&rsquo;assumer plus facilement le lien entre l&rsquo;adaptation animée et la distribution du manga en France, puisque cela rend plus de titres accessibles en parallèle de leur sortie au Japon. Nous noterons à ce propos que dans le cas de <strong>Magi</strong>, l&rsquo;éditeur a effectivement constaté une augmentation des ventes malgré une diffusion limitée.<br />
Cette situation est très avantageuse pour un éditeur comme Kurokawa, qui ne possède pas de secteur vidéo, car cela représente effectivement une publicité supplémentaire pour le titre, sans qu&rsquo;il soit nécessaire de débourser quoi que ce soit, et sans que cela n&rsquo;ait un impact sur le prix de la licence. </p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/1.jpg" alt="" width="321" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16776" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il est intéressant de constater que cette vision est partagée par les Japonais, puisque ceux-ci communiquent avec les éditeurs français avant même les annonces officielles, afin de leur permettre d&rsquo;adapter leur publicité, ce sans qu&rsquo;il n&rsquo;y ait de garantie préalable que l&rsquo;anime soit effectivement diffusé en France par des canaux légaux et/ou grand public.<br />
Ensuite, comme l&rsquo;explique Grégoire Hellot, la communication dépendra de la diffusion en question, et sera plus appuyée en cas de distribution légale, puisqu&rsquo;il est alors possible de s&rsquo;associer avec le diffuseur pour améliorer la synergie entre les deux formats. Pure spéculation de ma part, mais le public utilisateur de <em>streaming</em> sera peut-être aussi plus prompt à payer pour ce qu&rsquo;il consomme, donc à acheter le manga s&rsquo;il accroche à la version animée.<br />
Un point intéressant soulevé par Grégoire Hellot, auquel nous ne pensons pas nécessairement, c&rsquo;est le côté rassurant de l&rsquo;adaptation, témoignant de son potentiel (commercial) et par extension de sa qualité. Sans même parler de l&rsquo;anime permettant d&rsquo;obtenir un aperçu du manga, celui-ci implique que l’œuvre a été jugée suffisamment bonne pour bénéficier d&rsquo;une adaptation, ce qui va naturellement attirer un nouveau public. L&rsquo;annonce seule peut donc déjà être perçue comme une publicité, ce qui explique que l&rsquo;éditeur n&rsquo;hésite pas à communiquer dessus. </p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/12.jpg" alt="" width="325" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16783" /></p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, l&rsquo;effet se ressent surtout sur deux des titres jeunesse de l&rsquo;éditeur, issus de projets multimédias comprenant non seulement l&rsquo;animation et le manga, mais aussi le jeu-vidéo (et des gammes de jouets) ; il s&rsquo;agit bien sûr de <strong>Pokemon</strong> et <strong>Inazuma Eleven</strong>, deux licences de référence qui rassurent les acheteurs et permettent de recruter un nouveau lectorat, de la même façon que <strong>Beyblade</strong> chez Kaze Manga. Kurokawa possède d&rsquo;ailleurs plusieurs adaptations de jeux-vidéo dans son catalogue : <strong>Resident Evil</strong> (licence qui fût âprement disputée entre plusieurs éditeurs), <strong>Ace Attorney</strong>, et <strong>Megaman</strong>, ce-dernier étant un de leurs premiers titres et témoignant déjà d&rsquo;une volonté de recruter de jeunes lecteurs au moyen de noms connus et reconnus ; une politique que nous retrouvons chez plusieurs de ses concurrents avec des titres comme <strong>Kingdom Heart</strong> ou <strong>Zelda</strong>.<br />
A la différence d&rsquo;un éditeur comme Pika, Kurokawa ne mise pas sur les manga tirés d&rsquo;un anime, et rarement sur des titres qui ont été déjà fait parler d&rsquo;eux par le passé grâce à une adaptation ; <strong>Fullmetal Alchemist</strong>, qui leur a permis de se lancer, reste une de leurs rares exceptions. Néanmoins, il sait parfaitement adapter sa communication aux éventuelles adaptations animées, et nous pourrons probablement le constater sous peu avec la diffusion de <strong>Silver Spoon</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/06/11.jpg" alt="" width="325" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16782" /></p>
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		<title>Le Shônen : le meilleur du manga au féminin</title>
		<link>http://gemini.neetwork.net/2013/05/19/le-shonen-le-meilleur-du-manga-au-feminin/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 21:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>

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		<description><![CDATA[Les débats sur les catégories shôjo, shônen, etc&#8230; sont à la mode en ce moment. Le sujet revient régulièrement sur le devant de la scène. Pourtant, ces catégories ont atteint leurs limites depuis longtemps. L&#8217;autre jour, nous discutions à propos &#8230; <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/05/19/le-shonen-le-meilleur-du-manga-au-feminin/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/115.jpg" alt="" width="325" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16712" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les débats sur les catégories shôjo, shônen, etc&#8230; sont à la mode en ce moment. Le sujet revient régulièrement sur le devant de la scène. Pourtant, ces catégories ont atteint leurs limites depuis longtemps.<br />
<span id="more-16706"></span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;autre jour, nous discutions à propos des shôjo les mieux vendus en France depuis l&rsquo;apparition des manga dans nos vertes contrées. Nous citons naturellement <strong>Nana</strong>, <strong>Fruits Basket</strong>, mais aussi <strong>Switch Girl</strong> et <strong>Vampire Knight</strong>, et certains tentent même un timide <strong>Parmi Eux</strong>. Les éditeurs réussissant à tirer leur épingle du jeu sur ce marché concurrentiel ne semblent donc pas spécialement nombreux. Grégoire Hellot, directeur de collection chez Kurokawa, s&rsquo;inscrit alors en faux, présentant des chiffres étonnamment bons pour son manga <strong>Secret Service &#8211; Maison de Ayakashi</strong> : 10ème meilleur lancement de 2012, 10ème meilleure vente globale sur l&rsquo;année pour une nouveauté, le tout avec environ 15000 exemplaires écoulés par volume.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Kurokawa étant un éditeur que j&rsquo;apprécie, de tels chiffres me font plaisir. Mais quelque chose me chagrine, et je ne suis pas le seul. Après vérification, ce manga est classé &laquo;&nbsp;shônen&nbsp;&raquo; au Japon. Passe encore, les Français ont peut-être décidé de l&rsquo;étiqueter &laquo;&nbsp;shôjo&nbsp;&raquo;. Du tout, il est bien dans leur collection &laquo;&nbsp;shônen&nbsp;&raquo;. Alors pourquoi en parler dans une discussion sur les shôjo ? Nous nous doutons bien de la réponse, et Grégoire Hellot confirme ce que nous pensons, en affirmant que &laquo;&nbsp;98%&nbsp;&raquo; de ses clients pour ce titre sont de sexe féminin. Je mets entre guillemets le nombre, car il me parait trop précis pour être honnête. Mais cela reflète surtout une tendance forte : nous sommes en présence d&rsquo;un shônen lu majoritairement par des femmes. Il n&rsquo;est pas seul dans ce cas, puisque <strong>Bloody Cross</strong>, classé 8ème de ce même classement, apparait comme un autre shônen réalisant le gros de ses ventes auprès des lectrices.<br />
Et compte-tenu de leur esthétique, ce n&rsquo;est pas très étonnant.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/118.jpg" alt="" width="361" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16718" /></p>
<p style="text-align: justify;">La première fois que j&rsquo;ai entendu parler du concept de Shônen Girl &#8211; de mémoire, il s&rsquo;agissait du nom d&rsquo;une collection chez Tonkam &#8211; cela m&rsquo;a fait bondir. Je considérais alors qu&rsquo;il y avait d&rsquo;un côté les shônen et de l&rsquo;autre les shôjo ; sachant qu&rsquo;ils signifient respectivement &laquo;&nbsp;jeune garçon&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;jeune fille&nbsp;&raquo; en Japonais, en référence au public cible de ces publications. Je suis le premier à reconnaitre qu&rsquo;une fois ces catégories établies, rien n&rsquo;interdit à un lecteur d&rsquo;aller voir dans le camp d&rsquo;en face &#8211; je suis moi-même un gros consommateur de shôjo, au cas où vous ne l&rsquo;auriez jamais remarqué &#8211; mais &laquo;&nbsp;Shônen Girl&nbsp;&raquo;, cela avait autant de sens que &laquo;&nbsp;manga français&nbsp;&raquo;. Passée l&rsquo;utilisation de deux langues différentes, cela signifierait &laquo;&nbsp;jeune garçon fille&nbsp;&raquo; !? Ce sont des manga pour travestis ? Pour hermaphrodites ? Pour Brigitte et Josiane, les deux folles sur NRJ12 ?<br />
Pourtant, plus le temps passe, plus cette idée farfelue me parait légitime et en accord avec le marché actuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Dernièrement, <a href="http://yinism.wordpress.com/">une amie</a> me faisait part de son énervement chaque fois qu&rsquo;une lectrice de shôjo dit vouloir lire du shônen pour avoir droit à sa dose d&rsquo;action. Sous-entendu qu&rsquo;elle n&rsquo;en trouverait pas dans les shôjo, sous-entendu que tous les manga pour filles sont des comédies romantiques naïves et mignonnes, et autres clichés. Pourtant, effectivement, les shôjo riches en action et en hémoglobine ne manquent pas ; ils sont juste plus difficiles à identifier, à plus forte raison sur le marché français. Je comprends que cela puisse vexer de constater que des titres aussi excellents que <strong>7Seeds</strong>, <strong>Princesse Kaguya</strong>, ou <strong>Banana Fish</strong> ne fonctionnent pas dans notre langue &#8211; faute de réussir à trouver leur public &#8211; alors que dans le même temps, nombre de lecteurs/lectrices potentiels vont chercher du côté du shônen des ingrédients pourtant similaires.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/117.jpg" alt="" width="362" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16717" /></p>
<p style="text-align: justify;">Seulement, j&rsquo;estime que c&rsquo;est finalement plus compliqué que cela. Ces shôjo ont souvent un côté glauque qui peut rebuter, là où les shônen proposent généralement une violence avant tout physique &#8211; quand il y a de la violence &#8211; et un ton plus volontiers bon enfant. D&rsquo;où le choix de se tourner vers les shônen.<br />
Les filles lisent du shônen, c&rsquo;est une réalité qui a toujours existé, et sans doute plus tangible que l&rsquo;équation inverse (les hommes lisant des shôjo). Il existe un public, donc il faut <del datetime="2013-05-19T22:08:15+00:00">offrir</del> vendre à ce public ce qu&rsquo;il souhaite. Se pose alors cette question fondamentale : comment créer des shônen pour les filles ? Donc un produit qui ressemble à n&rsquo;importe quel shônen sur le marché &#8211; car c&rsquo;est ce que recherche ce lectorat &#8211; mais qui attirera préférentiellement les filles ?<br />
La solution, c&rsquo;est le Shônen Girl.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Black Butler</strong>, <strong>Bloody Cross</strong>, <strong>Secret Service &#8211; Maison de Ayakashi</strong>, <strong>Pandora Hearts</strong>, tous ces shônen s&rsquo;écoulent à plus de 10000 exemplaires par tome en France, et se situent donc largement dans la moyenne haute des ventes de manga dans notre pays. Points communs : ils ont tous été publiés par Square-Enix, ce sont tous des shônen, et leur lectorat est essentiellement féminin.<br />
Autre point commun : une esthétique shôjo plus poussée que dans les autres shônen. Et cela se traduit particulièrement par l&rsquo;apparition de l&rsquo;archétype shôjo par excellence : le bishônen (beau gosse).<br />
Caricatural ? Oui, mais il faut croire que ça marche. Et s&rsquo;il est habillé en majordome, il y a des points bonus.<br />
Ils sont malins les éditeurs de manga : des shôjo avec des bishônen &#8211; des mecs bien androgynes comme il faut &#8211; il suffit de se baisser pour en ramasser à la pelle. Mais des shônen avec des bishônen, c&rsquo;est plus rare. J&rsquo;ai déjà rencontré des filles qui n&rsquo;avaient lu <strong>Fullmetal Alchemist</strong> que pour Roy Mustang ! <strong>Fullmetal Alchemist</strong> qui fût d&rsquo;ailleurs publié dans le même magazine que <strong>Bloody Cross</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/119.jpg" alt="" width="347" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16721" /></p>
<p style="text-align: justify;">Je déteste véhiculer ces idées sexistes. Mais en l&rsquo;occurrence, il faut bien regarder la réalité en face : ces shônen fonctionnent, et fort bien, grâce à un lectorat composé essentiellement de femmes, et recourent à une esthétique traditionnellement associée aux shôjo. Ce sont des shônen car ils en respectent les codes et parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de ce que ce lectorat souhaite lire, mais certains éléments ont tout-de-même été pensés pour attirer un public féminin ; la relation ambiguë entretenue par Ciel et Sebastian dans <strong>Black Butler</strong> (excellent titre au demeurant), même si la mangaka elle-même semble s&rsquo;en moquer, est un de ces éléments.<br />
A bien y regarder, le phénomène ne date pas forcément d&rsquo;hier ; <strong>Terra e&#8230;</strong> ayant été écrit par une auteur spécialisée dans le shôjo, cela ne se ressent pas que dans son trait. Néanmoins, même si les auteurs de Shônen Girl sont des femmes, cela ne m&rsquo;apparait pas comme un élément indissociable de cette catégorie ; à la même époque, Rumiko Takahashi écrivait un <strong>Urusei Yatsura</strong> loin d&rsquo;être féminin.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour différencier le Shônen Girl du shônen traditionnel, c&rsquo;est très simple :<br />
¤ Si le héros ressemble à une fille et/ou à un chanteur de Jpop, c&rsquo;est pour les femmes.<br />
¤ Si le héros ressemble à un adolescent attardé et/ou à Freddy Mercury, c&rsquo;est pour les hommes.<br />
C&rsquo;est facile, c&rsquo;est comme les manga gay : les androgynes pour les filles, les armoires à glace poilues pour les mecs. Les stéréotypes ont la vie dur. Mais rien ne vous interdit de passer outre et de découvrir les productions qui n&rsquo;ont pas été pensées pour vous en première intention. Je sais que les membres de la famille Joestar ne sont pas super sexy, il n&rsquo;empêche que <strong>Jojo&rsquo;s Bizarre Adventure</strong>, c&rsquo;est vachement bien.<br />
Le Shônen Girl représente donc une nouvelle réalité économique dans le paysage manga, preuve supplémentaire s&rsquo;il en fallait que les frontières entre les catégories s&rsquo;amenuisent, et que chacun pourra voir à l&rsquo;intérieur ce qu&rsquo;il veut. A tel point que cela ne vaut peut-être plus la peine de se prendre la tête avec ça.<br />
A quand le Shôjo Boy ? Si c&rsquo;est dessiné par Hirohiko Araki, je suis preneur.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/116.jpg" alt="" width="353" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16716" /></p>
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		<title>World of Archie Digest (Free Comic Book Day 2013)</title>
		<link>http://gemini.neetwork.net/2013/05/04/world-of-archie-digest-free-comic-book-day-2013/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 15:45:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>

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		<description><![CDATA[Second billet aujourd&#8217;hui, mais toujours à propos du Free Comic Book Day. Honnêtement, je pense ensuite m&#8217;arrêter là, mais j&#8217;avais envie de revenir à la fois sur l&#8217;événement, sur le libraire lyonnais qui organise en France cette opération pourtant nord-américaine, &#8230; <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/05/04/world-of-archie-digest-free-comic-book-day-2013/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/14.jpg" alt="" width="408" height="550" class="alignnone size-full wp-image-16564" /></p>
<p style="text-align: justify;">Second billet aujourd&rsquo;hui, mais toujours à propos du Free Comic Book Day. Honnêtement, je pense ensuite m&rsquo;arrêter là, mais j&rsquo;avais envie de revenir à la fois sur l&rsquo;événement, sur le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=yrmT7MvO5YU">libraire lyonnais</a> qui organise en France cette opération pourtant nord-américaine, et sur un comics emblématique, quasi inconnu chez nous, que je souhaitais découvrir depuis longtemps : <strong>Archie</strong>.</p>
<p><span id="more-16563"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Archie</strong> est une série créée en 1941, par un éditeur qui, devant son succès, deviendra tout simplement <a href="http://www.archiecomics.com/">Archie Comics</a>. Comme son nom l&rsquo;indique, elle raconte la vie d&rsquo;Archie Andrews, adolescent comme tant d&rsquo;autres vivant dans la petite ville Riverdale, avec son meilleur ami Jughead (reconnaissable à son chapeau) et ses &laquo;&nbsp;copines&nbsp;&raquo; Betty et Veronica. Ce comics a préfiguré la fin du Golden Age et l&rsquo;arrivée de titres plus orientés vers l&rsquo;humour, la romance, et le quotidien, à l&rsquo;instar de <strong><a href="http://gemini.neetwork.net/2012/04/27/patsy-walker/">Patsy Walker</a></strong> chez Timely Comics. Cela fait 70 ans que ça dure !<br />
Quant à l&rsquo;éditeur, il travaille essentiellement sur <strong>Archie</strong> et ses dérivés (dont un avec les personnages de la série <strong>Glee</strong>), <strong>Sabrina the Teenage Witch</strong> (qui habite elle-aussi Riverdale), ou encore des licences issues de jeux vidéo comme <strong>Sonic the Hedgehog</strong> ou <strong>Megaman</strong> (ce qui a récemment permis aux deux héros de vivre une aventure commune).</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/18.jpg" alt="" width="500" height="486" class="alignnone size-full wp-image-16591" /></p>
<p style="text-align: justify;">Apparemment, la série a été publiée un temps en France ; c&rsquo;est du moins ce que m&rsquo;a appris une amie de mes parents, retraitée, après que j&rsquo;ai trouvé un <em>Best of</em> d&rsquo;<strong>Archie</strong> sur sa table de nuit ; elle m&rsquo;a indiqué l&rsquo;avoir lu &laquo;&nbsp;quand elle était petite&nbsp;&raquo;, autant dire que cela date.<br />
Pour ma part, je la connais grâce à un dessin-animé diffusé jadis sur M6, et intitulé <strong>Archie&rsquo;s Weird Mysteries</strong> (<strong>Archie, Mystères et Compagnie</strong> en VF). Cette adaptation reprenait les personnages du comics et la ville de Riverdale, mais dans un environnement rempli de monstres et autres créatures mystérieuses. Sans être extraordinaire, elle m&rsquo;a suffisamment marqué à l&rsquo;époque pour que, le jour où j&rsquo;ai découvert l&rsquo;existence du comics (même si celui-ci se déroule dans un univers un peu plus cartésien), j&rsquo;ai pu faire le lien entre les deux. J&rsquo;ai surtout été surpris par l&rsquo;âge de cette publication et son statut d’œuvre culte aux USA, et le FCBD m&rsquo;a donné l&rsquo;occasion de jeter un œil à cette publication.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe width="500" height="375" src="http://www.youtube.com/embed/pg-yTPGTDjg" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Et en parlant de &laquo;&nbsp;jeter un œil&nbsp;&raquo;, le but de l&rsquo;éditeur en participant au FCBD est parfaitement clair, et indiqué sur son blog : <em>&laquo;&nbsp;The perfect introduction to the world of Archie and friends, this digest is a great primer to the double digests that Archie Comics are known for. Filled with stories from some of the best creators in the business, this is the one to pick up on Free Comic Book Day!&nbsp;&raquo;</em><br />
Ce comics s&rsquo;adresse aux lecteurs comme moi qui souhaitent se familiariser avec son univers, au moyen d&rsquo;histoires de différentes époques sélectionnées pour l&rsquo;occasion. <strong>World of Archie Digest</strong> ne ressemble pas aux autres albums disponibles pour le Free Comic Book Day : là où la majorité reprennent le format &laquo;&nbsp;kiosque&nbsp;&raquo; habituel, avec du papier glacé A4, celui privilégie du papier recyclé, de petite taille, mais avec une centaine de pages couleur, soit la publication la plus fournie de cette cuvée 2013.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/19.jpg" alt="" width="500" height="477" class="alignnone size-full wp-image-16593" /></p>
<p style="text-align: justify;">Comme indiqué tantôt, la série tourne autour de Archie Andrews, et de ses ami(e)s, au premier rang desquels Betty et Veronica, deux filles avec qui il entretient des rapports complexes ; en effet, elles se disputent son cœur tandis que lui alterne entre l&rsquo;une et l&rsquo;autre. Belle mentalité. Pour ma part, j&rsquo;ai une préférence pour Betty, moins superficielle et hautaine que sa rivale fille-à-papa. Cela n&rsquo;engage que moi.<br />
Nous trouvons aussi Jughead, garçon rêveur qui passe le plus clair de son temps à manger, Reggie, le grand rival d&rsquo;Archie et blagueur imbu de sa personne, Moose, le balourd au grand cœur, Midge, une des plus belles filles de l&rsquo;école mais qui étrangement n&rsquo;a d&rsquo;yeux que pour Moose, Dilton, l&rsquo;intello à lunettes de service, et je vais m&rsquo;arrêter parce que la liste est très longue, et que je vais commencer à citer les personnages qui n&rsquo;ont été introduits que pour intégrer les &laquo;&nbsp;minorités&nbsp;&raquo; à la série. J&rsquo;ai tout-de-même envie de citer Josie and the Pussycats, un groupe de 3 musiciennes explosives qui ont aussi leur propre comics (ainsi qu&rsquo;un film et plusieurs séries TV).<br />
Les histoires elles-mêmes tournent essentiellement autour de leur quotidien, avec évidemment une place importante donnée au triangle amoureux formé par Archie, Betty, et Veronica.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/16.jpg" alt="" width="500" height="261" class="alignnone size-full wp-image-16587" /></p>
<p style="text-align: justify;">A peine avais-je entamer ma lecture que j&rsquo;ai compris pourquoi elle n&rsquo;avait pas tenu longtemps en France, lorsqu&rsquo;un éditeur décida de la sortir dans les années 70. <strong>Archie</strong> est fondamentalement américain. Attention, je ne vous parle pas de super-héros avec la bannière étoilée sur la poitrine, mais d&rsquo;une Amérique à la fois profonde et de carte postale, où les couloirs du lycée sont tapissés de casiers, où le quarterback de l&rsquo;équipe de football règne en maître, et où les mères de famille ne travaillent pas, mais préparent de la tarte aux pommes en attendant que leur enfant rentre de l&rsquo;école. Cette Amérique-là, à la fois rurale, caricaturale, et fantasmée, que nous retrouvons dans moult séries TV pour adolescents, notamment dans <strong>Smallville</strong> ; tout sauf un hasard, car celle-ci s&rsquo;inspire fortement du comics <strong>Superboy</strong> narrant l&rsquo;adolescence du personnage dans la ville éponyme, lui-même finalement proche d&rsquo;<strong>Archie</strong> dans son environnement quotidien.<br />
Hormis quelques signes de technologie moderne et des tendances vestimentaires qui évoluent &#8211; ce qui permet d&rsquo;identifier les histoires plus anciennes que les autres dans <strong>World of Archie Digest</strong> &#8211; le temps semble n&rsquo;avoir aucune emprise sur ce monde.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/110.jpg" alt="" width="500" height="414" class="alignnone size-full wp-image-16594" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>World of Archie Digest</strong> contient des histoires issues des différentes séries de l&rsquo;univers d&rsquo;Archie Comics : <strong>Archie</strong>, bien sûr, mais aussi <strong>Chuck</strong>, <strong>Betty &#038; Veronica</strong>, <strong>Josie and the Pussycats</strong>, ou encore <strong>Sabrina the Teenage Witch</strong>, d&rsquo;environ 10 pages chacune, de quoi faire le tour. Sachant que certaines n&rsquo;existent plus depuis les années 70, ce qui est dommage car ce ne sont pas les plus inintéressantes.<br />
Il est difficile voire impossible de trouver une cohérence là-dedans. L&rsquo;éditeur semble avoir choisi au hasard un ou deux numéros de comics publiés pendant plusieurs dizaines d&rsquo;années. Nous pouvons même parler de voyage dans le temps, ou en tout cas de voyage capillaire et vestimentaire. Cela surprend, mais je ne le reprocherai pas à cet album car cela permet un véritable dépaysement. Là où je suis plus sceptique, c&rsquo;est que j&rsquo;aurais bien aimé savoir quand ont été publiées chacun de ces chapitres, or les informations sont minimales et se bornent à chaque fois au nom de famille des auteurs&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/15.jpg" alt="" width="500" height="472" class="alignnone size-full wp-image-16584" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avec le recul, je crois que je m&rsquo;y attendais un peu, mais <strong>Archie</strong> est loin d&rsquo;être le titre le plus mémorable de ce recueil ; la faute à un héros dont le cœur d&rsquo;artichaut peine à le rendre attachant, même si le problème vient peut-être de la sélection d&rsquo;histoires effectuée pour l&rsquo;occasion. A l&rsquo;inverse, j&rsquo;ai tout-de-suite accroché aux séries consacrées à Sabrina et Josie and the Pussycats ; dommage que cette-dernière n&rsquo;existe plus que sous la forme de <em>Best of</em> eux-mêmes difficiles à trouver actuellement, car j&rsquo;aurais volontiers continuer ma lecture de leurs aventures.<br />
Dans l&rsquo;ensemble, je ne regrette pas d&rsquo;avoir choisi <strong>World of Archie Digest</strong> parmi tous les titres proposés pour le FCBD 2013. Il a répondu à mes attentes en me proposant une plongée, certes superficielle, dans cet univers. Et en même temps, cela suffit pour se faire une idée générale sur ces nombreuses licences. J&rsquo;en ai aimé certaines, tandis que d&rsquo;autres m&rsquo;auront laissé indifférent. Dans le lot, j&rsquo;ai aussi eu quelques fou-rires, mais cela reste de la comédie globalement gentillette et inoffensive, matinée de bons sentiments et d&rsquo;une vision biaisée de l&rsquo;Amérique profonde. Je pourrais me laisser tenter par un ou deux recueils car cela se laisse lire sans déplaisir, c&rsquo;est sympathique, et je peux affirmer avoir passé un bon moment ; mais je n&rsquo;irai pas jusqu&rsquo;à suivre les publications régulières.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/17.jpg" alt="" width="443" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16590" /></p>
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		<title>My Little Pony Micro-Series #3 : How Rarity Got Her Groovy Back</title>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 11:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[My Little Pony]]></category>

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		<description><![CDATA[En ce samedi 4 Mai, c&#8217;est le Free Comic Book Day. L&#8217;occasion de me rendre dans la librairie à côté de chez moi pour récupérer un ou deux titres sortis spécialement pour l&#8217;occasion, et mis à disposition par les éditeurs &#8230; <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/05/04/my-little-pony-micro-series-3-how-rarity-got-her-groovy-back/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/1.jpg" alt="" width="371" height="550" class="alignnone size-full wp-image-16536" /></p>
<p style="text-align: justify;">En ce samedi 4 Mai, c&rsquo;est le <a href="http://gemini.neetwork.net/2012/05/07/podcasters-assemble-0/">Free Comic Book Day</a>. L&rsquo;occasion de me rendre dans la librairie à côté de chez moi pour récupérer un ou deux titres sortis spécialement pour l&rsquo;occasion, et mis à disposition par les éditeurs (dont certains se contentent surtout de faire leur promotion). Évidemment, j&rsquo;en ai profité pour jeter un coup d’œil aux nouveautés VO et VF. C&rsquo;est de bonne guerre, le libraire compte sur l&rsquo;événement pour attirer du monde et vendre quelques comics au passage ; d&rsquo;ailleurs, la majorité des clients repartaient à la fois avec des albums gratuits et d&rsquo;autres qu&rsquo;ils venaient d&rsquo;acheter.<br />
Quant à moi, j&rsquo;ai craqué pour le dernier numéro de <strong>My Little Pony Micro-Series</strong>.<br />
<span id="more-16534"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Inutile de le cacher : j&rsquo;adore <strong>My Little Pony : Friendship Is Magic</strong>. Suivant de loin l&rsquo;actualité autour de la série, j&rsquo;ai appris l&rsquo;existence d&rsquo;un comics il y a déjà quelques temps. Mais ce qui m&rsquo;a convaincu de prendre <strong>How Rarity Got Her Groovy Back</strong> &#8211; ce alors que Rarity est le personnage que j&rsquo;apprécie le moins parmi les héroïnes de la série &#8211; c&rsquo;est cette superbe couverture (ci-dessus), très orientée <em>Flower Power</em>. Une esthétique à laquelle je suis sensible.<br />
<strong>My Little Pony Micro-Series</strong> est une mini-série en 6 fascicules, dont chacun est consacré à une des héroïnes. J&rsquo;aurais préféré tomber sur Pinkie Pie, mais elle sera dans le numéro 5 qui sort en Juin. En attendant, intéressons-nous à cette histoire centrée sur Rarity.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/12.jpg" alt="" width="362" height="550" class="alignnone size-full wp-image-16549" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour celles et ceux qui ne la connaitraient pas, Rarity est une licorne, qui utilise essentiellement ses pouvoirs pour coudre et dessiner des robes. La mode, c&rsquo;est non seulement sa grande passion, mais aussi son métier, puisqu&rsquo;elle tient l&rsquo;unique boutique de vêtements de Ponyville. Son rêve serait d&rsquo;être reconnue comme une grande styliste, et de percer à Canterlot, la capitale.<br />
Toujours très propre sur elle, bien coiffée, manucurée, elle porte un soin extrême à son apparence, mais aussi à son confort, ce qui lui donne de faux-airs de diva. Toutefois, elle incarne aussi l&rsquo;esprit de générosité ; loin d&rsquo;être aussi superficielle qu&rsquo;elle parait au premier abord, c&rsquo;est une travailleuse acharnée et une amie fidèle.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">En pleine préparation pour son défilé de Canterlot, Rarity commence à avoir une sérieuse baisse de régime. Tout est prêt, mais elle se sent fatiguée et a besoin de se changer les idées. Applejack lui propose alors une cure de bien-être, dont elle a lu la publicité tantôt ; au programme : relaxation, bain de boue, et surtout, un repos bien mérité.<br />
Vous vous en doutez, cela ne se passera pas comme prévu. Tenu par une bande de hippies dans une ferme délabrée, l&rsquo;endroit est loin de proposer le confort auquel aspire une Rarity exténuée, et ses bains de boue consistent en réalité à cultiver une terre effectivement boueuse, entre autres activités.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/11.jpg" alt="" width="363" height="550" class="alignnone size-full wp-image-16543" /></p>
<p style="text-align: justify;">Verdict : alors que je n&rsquo;attendais rien de particulier de cette première expérience avec un comics <strong>My Little Pony : Friendship Is Magic</strong>, j&rsquo;ai été positivement surpris par cet album. Il y aurait matière à faire un excellent épisode pour la série (ce qui aurait d&rsquo;ailleurs l&rsquo;avantage de compenser un dessin légèrement malhabile). Tout est là : une bonne histoire, des personnages inédits immédiatement attachants, une fin heureuse et morale, mais aussi énormément de petits clins d’œil aux lecteurs, ce qui au passage réserve ce titre à un public déjà bien au fait de la licence. Nous noterons notamment la présence des auteurs, caricaturés sous la forme de poneys &#8211; la <em>cutie mark</em> du dessinateur représente un crayon avec les ailes de Batman &#8211; ainsi que les apparitions remarquées de Derpy Hooves ou encore de Photo Finish. Les amateurs apprécieront.<br />
La scénariste se permet aussi une ou deux références, notamment au film d&rsquo;animation <strong>Aladdin</strong> dont la première case reprend un des dialogues.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>How Rarity Got Her Groovy Back</strong> possède plusieurs niveaux de lecture : le jeune public appréciera les aventures positives d&rsquo;une Rarity dynamique, tandis que l&rsquo;adulte remarquera notamment que les habitants de la ferme ne carburent pas uniquement à l&rsquo;avoine. Les auteurs poussent finalement loin le côté &laquo;&nbsp;peace &#038; love&nbsp;&raquo; de cette joyeuse communauté, avec des <em>cutie marks</em> en forme de feuille de cannabis, des coupes très <em>seventies</em> dans l&rsquo;esprit, et au moins un protagoniste aussi vif que Doc Gynéco au réveil.<br />
Ce nouvel environnement n&rsquo;est pas seulement drôle car fournissant une décalage marqué avec la pauvre Rarity, mais aussi et surtout car les personnages sont réussis et les situations pleines d&rsquo;humour. Prenez Tempeh : sorte de caricature de beau gosse dont notre licorne tombe sous le charme dès l&rsquo;instant où elle l&rsquo;aperçoit, elle déchante lorsque celui-ci commence à ouvrir la bouche, dans la mesure où le pauvre garçon ne possède qu&rsquo;un seul et unique sujet de conversation : le soja.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/05/13.jpg" alt="" width="358" height="550" class="alignnone size-full wp-image-16546" /></p>
<p style="text-align: justify;">En un mot comme en cent : j&rsquo;ai grandement apprécié cette lecture. J&rsquo;ignore si je prendrai d&rsquo;autres comics issus de la série, mais ce fût une expérience des plus agréables, malgré un dessin un cran en-dessous de ce que nous pouvons voir dans cette-dernière. La scénariste, <a href="http://www.katiecandraw.typepad.com/">Katie Cook</a>, a su saisir à merveille l&rsquo;esprit de <strong>My Little Pony : Friendship Is Magic</strong>, et nous en retrouvons ici la fraicheur, la bonne humeur, l&rsquo;humour, et même la petite morale finale, avec toutefois un style légèrement plus adulte que dans l’œuvre d&rsquo;origine &#8211; probablement en raison du format &#8211; sans pourtant qu&rsquo;elle se coupe du jeune public.<br />
Ce n&rsquo;est pas forcément ce que je recherche dans les comics, mais je ne vais certainement pas nier que j&rsquo;ai pris plaisir à parcourir <strong>How Rarity Got Her Groovy Back</strong>.</p>
<p style="text-align: center;">
]]></content:encoded>
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		<title>Global Garden, le dernier rêve d&#8217;Einstein</title>
		<link>http://gemini.neetwork.net/2013/04/27/global-garden-le-dernier-reve-deinstein/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 15:02:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>

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		<description><![CDATA[Ruika vit seule depuis que son frère et son père ont disparu dans un accident, et que sa mère a été admise dans un hôpital psychiatrique. Cette-dernière étant persuadée que sa fille est morte, Ruika se fait passé au quotidien &#8230; <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/04/27/global-garden-le-dernier-reve-deinstein/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/138.jpg" alt="" width="318" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16448" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ruika vit seule depuis que son frère et son père ont disparu dans un accident, et que sa mère a été admise dans un hôpital psychiatrique. Cette-dernière étant persuadée que sa fille est morte, Ruika se fait passé au quotidien pour son frère Masato, et demande à son entourage de la traiter comme tel, pour ne pas causer un nouveau choc à sa mère. Étrangement, son corps semble se masculiniser petit à petit, comme pour transformer son mensonge en réalité.<br />
Mais la jeune fille va faire une rencontre qui va bouleverser son existence : Hikaru, garçon qui prétend avoir près de 60 ans malgré son apparente jeunesse. Celui-ci affirme avoir besoin d&rsquo;elle pour réaliser le dernier souhait d&rsquo;Albert Einstein.</p>
<p><span id="more-16444"></span><br />
<img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/140.jpg" alt="" width="280" height="400" class="alignright size-full wp-image-16459" />
<p style="text-align: justify;">Saki Hiwatari est une mangaka que j&rsquo;ai découvert et appris à apprécier grâce à son shôjo <strong>Please Save My Earth</strong>. J&rsquo;avais esnuite été déçu par son <strong>Magie Intérieure</strong>, ce qui explique que j&rsquo;ai laissé trainer <strong>Global Garden</strong> près d&rsquo;un an sur mes étagères avant d&rsquo;y jeter un coup d’œil.<br />
En effet, autant <strong>PSME</strong> m&rsquo;avait fait forte impression &#8211; grâce à une longue histoire mêlant SF et fantastique &#8211; autant le côté affreusement banal de <strong>Magie Intérieure</strong> m&rsquo;a rebuté. A vrai dire, c&rsquo;est surtout son héroïne que j&rsquo;avais trouvé insupportable.<br />
Là, nous touchons un soucis récurrent que je peux avoir avec les shôjo : j&rsquo;ai beau savoir que la place de la femme dans la société japonaise est différente de celle qu&rsquo;elle occupe en France, je ne peux m&rsquo;empêcher d&rsquo;être surpris par l&rsquo;image que renvoie certaines femmes mangaka ; j&rsquo;en viens à me demander si elles ne seraient pas sexistes, ou si le problème ne viendrait pas de responsables éditoriaux machistes. Comment diable peuvent-elles créer des héroïnes qui aiment les tâches ménagères et/ou passent leur temps à pleurer ? Ce n&rsquo;est pas le cas dans tous les shôjo, cela ne concerne justement pas celle de <strong>PSME</strong>, par contre Haruka, le personnage principal de <strong>Magie Intérieure</strong>, semble incapable de réfléchir par elle-même et d&rsquo;avancer sans le soutien du premier rôle masculin. Et ça, je déteste.<br />
Craignant de retrouver le même problème dans <strong>Global Garden</strong> (j&rsquo;avais acheté les deux séries en même temps), il m&rsquo;a fallu du temps pour démarrer ma lecture.</p>
<p><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/139.jpg" alt="" width="296" height="400" class="alignleft size-full wp-image-16457" />
<p style="text-align: justify;">Le scénario de <strong>Global Garden</strong> peut paraitre compliqué au premier abord. Albert Einstein, regrettant amèrement d&rsquo;être indirectement à l&rsquo;origine de la bombe atomique après les événements de Nagasaki et Hiroshima, rencontre deux jeunes enfants capables de voir l&rsquo;avenir dans leurs rêves. Ceux-ci ont perçu dans le futur l&rsquo;existence d&rsquo;une femme magnifique pouvant exaucer les vœux, et ainsi de réparer le cataclysme provoqué par Einstein. Le savant leur propose alors de prendre des médicaments pour ralentir leur vieillissement, afin qu&rsquo;ils soient encore dans la force de l&rsquo;âge au moment de rencontrer cette femme nommée Ruika.<br />
A notre époque, ils ont désormais l&rsquo;apparence de deux adolescents, mais ils s&rsquo;aperçoivent que Ruika se transforme progressivement en homme, de manière inconsciente, dans le but de réaliser le souhait de sa mère, persuadée que son fils Masato est encore en vie tandis que Ruika aurait péri dans un accident.<br />
Je vais m&rsquo;arrêter là pour l&rsquo;histoire, tout en rajoutant qu&rsquo;elle contient donc des éléments fantastiques, mais aussi de SF à travers les médicaments et une série de recherches scientifiques des plus&#8230; discutables.</p>
<p><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/141.jpg" alt="" width="265" height="400" class="alignright size-full wp-image-16461" />
<p style="text-align: justify;">Dans la mesure où certains personnages peuvent voir l&rsquo;avenir et que celui-ci apparait comme immuable, il sera grandement question du destin dans ce manga.<br />
C&rsquo;est donc le moment de faire un second aparté sur les éléments que je ne supporte pas dans les shôjo. Trop souvent, le mot &laquo;&nbsp;destin&nbsp;&raquo; est synonyme d&rsquo;implacabilité et d&rsquo;absence de choix pour l&rsquo;héroïne. Exemple-type : un homme harcèle l&rsquo;héroïne car &laquo;&nbsp;c&rsquo;est leur destin&nbsp;&raquo; et qu&rsquo;ils finiront ensemble quoi qu&rsquo;il arrive, donc inutile de lutter ; et finalement, elle finit par l&rsquo;aimer parce qu&rsquo;elle y était destinée.<br />
Il s&rsquo;agit d&rsquo;une situation incompatible avec l&rsquo;idée que je me fais d&rsquo;une bonne héroïne de shôjo : dynamique, volontaire, et capable de surpasser son propre destin.<br />
Autant dire que <strong>Global Garden</strong> commence assez mal, malgré ses mystères sous-jacents. D&rsquo;ailleurs, autre soucis : les personnages masculins se mettent en tête de féminiser Ruika, non seulement car il faut que son corps redevienne celui d&rsquo;une femme, mais aussi parce qu&rsquo;il faut qu&rsquo;elle apprenne à se comporter comme telle, qu&rsquo;elle porte des robes, qu&rsquo;elle laisse pousser ses cheveux, et qu&rsquo;elle parle de manière plus élégante. Le tout pour se conformer à l&rsquo;image d&rsquo;elle qu&rsquo;ils ont perçu dans leurs rêves.<br />
Dans tout cela, elle fait figure de jouet entre leurs mains et ne semble pas avoir son mot à dire. Idem concernant sa relation avec sa mère : elle acceptait avec résignation et passivité sa propre masculinisation, alors qu&rsquo;ils vont lui montrer qu&rsquo;elle pouvait lutter et revenir à une existence &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo; (pour une femme).</p>
<p><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/142.jpg" alt="" width="321" height="400" class="alignleft size-full wp-image-16463" />
<p style="text-align: justify;">Ce qui sauve cette série, ce ne sont pas les remords d&rsquo;un Albert Einstein qui se sent coupable des souffrances du peuple japonais (véridique), mais bien la somme de mystères et de secrets qui entourent les personnages. Au passage, la dualité homme/femme de Ruika ne restera pas un simple artifice de la part de la mangaka.<br />
A la différence de trop nombreux shôjo, c&rsquo;est de son histoire et de ses révélations que <strong>Global Garden</strong> tire sa force. Certains détails m&rsquo;ont laissé dubitatif, comme le concept même du &laquo;&nbsp;garden&nbsp;&raquo; et l&rsquo;implication d&rsquo;Albert Einstein ; sans compter que le &laquo;&nbsp;destin&nbsp;&raquo; &#8211; toujours lui &#8211; joue parfois des tours aussi imprévisibles que malsains. Mais c&rsquo;est pourtant bien le scénario qui rend ce manga intéressant, notamment à travers les thèmes qu&rsquo;il aborde. Il sera question notamment de secte, de manipulation, de métamorphose, et d&rsquo;expérience interdite ; non seulement cela crée un univers accrocheur, mais cela donne surtout envie de poursuivre la lecture, afin de démêler les secrets et de voir jusqu&rsquo;où tout cela nous mènera. La mangaka a de bonnes idées et cela se sent.<br />
Le vrai problème, ce sont les personnages. Unidimensionnels pour la plupart, ce qui leur arrive ne présente aucun intérêt tant il est impossible de faire preuve d&rsquo;empathie à leur égard. L&rsquo;héroïne est trop souvent transparente, le premier rôle masculin semble perdre de son charisme au fil des volumes, et il n&rsquo;y a personne pour relever le niveau. Le pire, c&rsquo;est le &laquo;&nbsp;méchant&nbsp;&raquo; de l&rsquo;histoire : s&rsquo;il apparait au début comme un être manipulateur et sadique, il se révèle finalement plus comme une grande gueule égocentrique, à moitié maboule, et qui ne représente pas une menace réelle ; deux de ses subalternes semblent finalement bien plus dangereux, mais ils ne sont pas suffisamment développés.</p>
<p><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/143.jpg" alt="" width="329" height="400" class="alignright size-full wp-image-16465" />
<p style="text-align: justify;">Quand il joue la carte d&rsquo;un univers malsain et dérangé, avec tout le scénario bâti autour, <strong>Global Garden</strong> s&rsquo;impose comme une belle réussite. J&rsquo;aime les mangaka de shôjo dans leur capacité à évoquer des thèmes beaucoup plus sordides et cruels que ce que nous pouvons trouver dans les shônen, et plusieurs passages de ce manga témoignent de cette capacité.<br />
Seulement, le shôjo reste une catégorie où le sentiment tient une place privilégiée. Or, comme les sentiments ne sont jamais que les expressions des personnages, il faut pouvoir éprouver de l&rsquo;attrait pour ces-derniers si nous voulons nous intéresser à leurs sentiments. Et c&rsquo;est là que le bat blesse : sans vraiment être des caricatures, les protagonistes de ce manga n&rsquo;arrivent pas à susciter quoi que ce soit chez le lecteur, car trop plats et trop insignifiants. Dans de telles conditions, difficile de véritablement entrer dans l&rsquo;histoire et de la vivre à leurs côtés.<br />
<strong>Global Garden</strong> part donc d&rsquo;un excellent potentiel de départ, qui nous change radicalement de ce que nous pouvons lire habituellement dans les shôjo publiés en France. A mille lieux des romances lycéennes, ce manga mélange fantastique et SF en insistant énormément sur le côté sombre de l&rsquo;humanité. Malheureusement, cela ne suffit pas à en faire un titre recommandable, la faute à des protagonistes trop insipides pour nous permettre de nous intéresser à leurs joies et à leurs peines. La mangaka semble avoir oublié ce qui lui avait permis de faire de <strong>Please Save My Earth</strong> un titre mémorable ; les ingrédients de base sont là, nous sentons que <strong>Global Garden</strong> pourrait être passionnant, mais il souffre de nombreuses fausses notes. Son scénario suffit à justifier de poursuivre notre lecture, mais il nous interdit de réellement nous impliquer dans l&rsquo;histoire. Il m&rsquo;a laissé un étrange sentiment de gâchis, car avec des personnages légèrement plus travaillés, nous aurions tenu un incontournable du genre. Car le scénario est bon, vraiment. Là, nous avons tout au plus une curiosité. Si je devais conseiller un manga de Saki Hiwatari, ce serait sans nul doute <strong>Please Save My Earth</strong>, malgré sa longueur &#8211; 21 tomes &#8211; et son arrêt de commercialisation.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/144.jpg" alt="1" width="315" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16474" /></p>
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		<title>Wingman, le plus grand des héros</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 17:03:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gemini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Oldies]]></category>

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		<description><![CDATA[Wingman vient enfin de s&#8217;achever, après une première édition incomplète, grâce aux éditions Tonkam. C&#8217;est donc le moment de revenir sur la série qui a lancé la carrière de Masakazu Katsura. &#171;&#160;Je déteste Masakazu Katsura.&#160;&#187; Cette petite phrase toute faite, &#8230; <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/04/24/wingman-le-plus-grand-des-heros/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/132.jpg" alt="" width="364" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16410" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Wingman</strong> vient enfin de s&rsquo;achever, après une première édition incomplète, grâce aux éditions Tonkam. C&rsquo;est donc le moment de revenir sur la série qui a lancé la carrière de Masakazu Katsura.<br />
<span id="more-16405"></span></p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Je déteste Masakazu Katsura.&nbsp;&raquo; Cette petite phrase toute faite, je la répète régulièrement. C&rsquo;est pourtant un paradoxe, car alors que j&rsquo;étais sur le point de commander <a href="http://gemini.neetwork.net/2013/04/11/tonkam-lediteur-historique-va-t-il-disparaitre/">mon premier manga chez Tonkam</a>, j&rsquo;ai longuement hésité entre <strong>X</strong> de CLAMP et son <strong>I’’s</strong>. Car à l&rsquo;époque, j&rsquo;avais envie de découvrir les manga de Masakazu Katsura, partant de l&rsquo;excellente impression que m&rsquo;avait laissé dans ma jeunesse l&rsquo;anime de <strong><a href="http://gemini.neetwork.net/2010/10/24/wingman-le-guerrier-des-reves/">Wingman</a></strong>, son premier succès. Heureusement, j&rsquo;ai fait le bon choix ; et c&rsquo;est seulement le jour où un de mes amis me prêtera ses propres tomes que je m&rsquo;apercevrai que ce que fait Masakazu Katsura, c&rsquo;est quand même sacrément de la merde. J&rsquo;ai supporté <strong>Video Girl Aï</strong>, par contre j&rsquo;ai trouvé <strong>DNA²</strong> à vomir et je me suis arrêté au troisième volume de <strong>I’’s</strong>. Quant à <strong>Zetman</strong>, c&rsquo;est carrément glauque.<br />
Entretemps, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de revoir l&rsquo;anime de <strong>Wingman</strong>, qui a confirmé la bonne impression que j&rsquo;en avais dans mon souvenir. A partir de là, deux possibilités : soit l&rsquo;adaptation a amélioré l&rsquo;histoire d&rsquo;origine &#8211; même réalisateur que <strong>Goldorak</strong>, signe de qualité &#8211; soit c&rsquo;est en s&rsquo;engageant ensuite sur la voie de la comédie romantique que le mangaka s&rsquo;est perdu. Il fallait que j&rsquo;en ai le cœur net ! Seulement, ce manga n&rsquo;existait alors qu&rsquo;en une édition incomplète datant de l&rsquo;époque de Manga Player ; la rumeur a couru que Pika disposait de la licence, comme pour les autres titres de leur ancien catalogue, mais dans l&rsquo;immédiat il m&rsquo;était impossible de lire cette série. Jusqu&rsquo;au jour où Tonkam a annoncé une réédition.<br />
Masakazu Katsura ou non, il fallait que j&rsquo;achète ce manga !</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/133.jpg" alt="" width="363" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16417" /></p>
<p style="text-align: justify;">Kenta Hirono rêve de devenir un super-héros. Ce serait un enfant, ce genre de fantaisie passerait sans problème ; mais à son âge, cela ne fait pas sérieux. Pourtant, lui y croit dur comme fer ; il s’est d’ailleurs confectionné un costume, et a créé son personnage : Wingman. Là où l’injustice sévit, Wingman – le Bras de la Justice – apparaît ! Attendris par le sens de la justice de cet adolescent, et surtout amusés par le comportement de ce doux rêveur, ses parents et ses professeurs le laissent faire, et tous rentrent dans son jeu.<br />
Un jour, alors qu’il revenait de l’école, une fille lui tombe sur la tête ; elle est habillée légèrement, et est inconsciente. Comme il ne sait pas du tout quoi faire dans une telle situation, son cœur de héros lui dicte de la ramener chez elle ; sauf qu’elle n’a aucun papier indiquant son nom ou son adresse, et en sa possession qu’un cahier aux pages blanches. N’écoutant que son courage, il la porte jusqu’à chez lui, dans sa chambre, et la pose sur son lit en attendant son réveil. Pour égayer son attente, il fait comme tous les adolescents qui auraient une fille en sous-vêtements sur leur lit : il décide de mettre au point son nouveau costume, en commençant par faire quelques croquis sur le cahier de la jeune fille. A peine a-t-il fini qu’il se transforme en Wingman ! Réveillée, Aoi Yume ne tarde pas à comprendre la situation, et explique tout à Kenta : elle vient d’une autre dimension, mais le trône de son père – le roi – a été usurpé par le démoniaque Rimel ; craignant que la puissance du Livre des Rêves – grâce auquel les rêves deviennent réalité – ne tombe entre les mains du tyran, elle s’enfuit et atterrit dans notre dimension.<br />
En écrivant sans le savoir dans le Livre des Rêves, Kenta a pu devenir Wingman ; et ses nouveaux pouvoirs ne seront pas de trop pour lutter contre les armées de Rimel, bien décidé à récupérer le Livre. Seulement, malgré ses pouvoirs, Kenta n’est pas encore un super héros.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/134.jpg" alt="" width="361" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16418" /></p>
<p style="text-align: justify;">Wingman est un héros d&rsquo;un genre nouveau, même pour l&rsquo;époque ; nous pourrions le rapprocher du second Nite Owl, du comics <strong>Watchmen</strong>. En effet, ce n&rsquo;est pas tant que Kenta a un sens exacerbé de la Justice, mais plutôt son immaturité et son admiration pour les <strong>Sharivan</strong> et autres <strong>Gavan</strong> qui le poussent à se prendre pour un héros. Malheureusement pour lui, il va vite se rendre compte qu&rsquo;avec de vrais pouvoirs et face à de véritables ennemis, ce n&rsquo;est pas franchement marrant tous les jours. Non seulement ses nouvelles activités vont avoir un impact certain sur sa vie privée, mais en plus, il va rapidement comprendre qu&rsquo;il joue sa vie à chaque combat, ce à quoi il n&rsquo;était absolument pas préparé.<br />
Heureusement pour lui, Wingman a des alliés, ou plutôt des alliées. A commencer par Aoi, fille d&rsquo;une autre dimension dotée d&rsquo;étonnantes facultés, qui va s&rsquo;incruster chez Kenta en se faisant passer pour sa cousine. Ce qui va compliquer les relations de ce-dernier avec Miku, les deux collégiens se vouant un amour aussi partagé qu&rsquo;inavoué.<br />
La future dérive de l&rsquo;auteur vers la comédie romantique se ressent dès son premier manga, puisque nous pouvons presque considérer <strong>Wingman</strong> comme le précurseur de la série harem, le héros étant entouré de jolies filles toutes plus ou moins amoureuses de lui. Ce n&rsquo;est pas son seul propos, sinon ce serait rapidement lassant ; toutefois, la relation triangulaire entre Kenta, Miku, et Aoi n&rsquo;est pas dénuée d&rsquo;intérêt.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/135.jpg" alt="" width="367" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16419" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Wingman</strong> est avant tout une comédie d&rsquo;action. Kenta étant un personnage un peu gauche, et étant surtout considéré par son entourage comme un doux rêveur qui se prend pour un héros &#8211; puisque personne ne serait prêt à croire qu&rsquo;il puisse effectivement avoir des super pouvoirs &#8211; il a tendance à attirer les gags, y compris pendant les combats. Cela ne signifie pas que tous ses affrontements seront réglés par un coup de chance, mais cela lui arrive, notamment au début ; puis, avec le temps et l&rsquo;expérience, c&rsquo;est bien grâce à ses aptitudes qu&rsquo;il vaincra ses adversaires.<br />
Mais le gros du potentiel comique de ce titre vient d&rsquo;une forme d&rsquo;humour typique des années 80, que j&rsquo;appellerais la comédie culotte. En effet, l&rsquo;auteur aime déshabiller ses héroïnes et les mettre dans des situations embarrassantes, ou téléporter Kenta dans le vestiaire des filles pendant qu&rsquo;elles se changent. Toutefois, à la différence des séries ecchi contemporaines, le but est moins nous montrer des sous-vêtements que de nous faire rire au détriment des personnages ; Aoi obligée de se partir en courant car elle vient de se prendre un coup de rayon dévoreur de sous-vêtements (sachant qu&rsquo;elle se ballade à moitié à poil la plupart du temps), Kenta qui reçoit une baffe monumentale suite à un énième quiproquo, ce genre de choses.<br />
Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;un humour <em>old school</em> et résolument bon enfant, dont il existe finalement peu de représentants en France. <strong>Dr Slump</strong> &#8211; manga dans lequel le mangaka fait justement quelques apparitions &#8211; le début de <strong>Dragon Ball</strong>, <strong>L&rsquo;Académie des Ninjas</strong>,&#8230; Nous n&rsquo;allons pas aller très loin avec ça. Manque de chance, c&rsquo;est un humour dont je suis particulièrement client.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://gemini.neetwork.net/wp-content/uploads/2013/04/136.jpg" alt="" width="358" height="500" class="alignnone size-full wp-image-16420" /></p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, ce style passé de mode fait de <strong>Wingman</strong> un dinosaure, et c&rsquo;est d&rsquo;autant plus valable dans un marché français qui semble ne s&rsquo;intéresser qu&rsquo;à la nouveauté, fut-elle médiocre ou calquée sur le dernier succès du moment. Nous parlons de la première série d&rsquo;un mangaka populaire, elle a eu droit à une adaptation animée diffusée à la grande époque du Club Dorothée et de La Cinq, et il aura pourtant fallu attendre 2013 pour l&rsquo;avoir en entier. Autant dire que pour <strong>Gu Gu Ganmo</strong> et <strong>La Petite Olympe</strong>, je crois que je peux me gratter&#8230;<br />
Pourtant, <strong>Wingman</strong> est indubitablement un des meilleurs manga que j&rsquo;ai pu lire dernièrement ; alors que, compte-tenu de mon appréhension, ce n&rsquo;était pas gagné. J&rsquo;ai trouvé dans cette série un humour décalé et efficace, des personnages eux-mêmes décalés, quelques beaux sentiments, et de l&rsquo;action à foison. C&rsquo;est comme cela que je conçois un bon divertissement.<br />
A un moment, j&rsquo;ai pu croire que cette série allait durer trop longtemps, offrant de nouveaux enjeux à la suite de l&rsquo;histoire principale, mais je n&rsquo;ai finalement rien à reprocher à cette partie, tant elle s&rsquo;achève par un combat grandiose et quelques scènes des plus poignantes, d&rsquo;une qualité que je n&rsquo;aurais pas imaginé de la part du futur auteur de <strong>I’’s</strong>.<br />
<strong>Wingman</strong> est donc un manga que je conseille à tous ! Le dessin n&rsquo;a pas spécialement vieilli, même si nous sentons en lui l&rsquo;esprit de l&rsquo;époque. Surtout, il s&rsquo;agit d&rsquo;un titre à la fois drôle, palpitant, et parfaitement distrayant. Un monument du shônen qu&rsquo;il serait dommage de bouder en raison de son âge.<br />
Vive <strong>Wingman</strong>, vive les années 80, et vive les culottes !</p>
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